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	<title>Edouard Brasey</title>
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	<description>Écrivain du Merveilleux</description>
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		<title>Les Pardons de Locronan, roman</title>
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		<pubDate>Fri, 26 Apr 2013 11:08:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Edouard</dc:creator>
				<category><![CDATA[Les Pardons de Locronan]]></category>
		<category><![CDATA[Romans]]></category>
		<category><![CDATA[Bretagne]]></category>
		<category><![CDATA[brocéliande]]></category>
		<category><![CDATA[Calmann-Lévy]]></category>
		<category><![CDATA[Edouard Brasey]]></category>
		<category><![CDATA[Les Lavandières de Brocéliande]]></category>

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		<description><![CDATA[LIRE UN EXTRAIT DU ROMAN:

- C’est un garçon ! s’exclama la commère en brandissant à bout de bras le nouveau-né dont elle venait de trancher le cordon d’un geste sec. Comment vous allez l’appeler ?

Au carillon de l’église, les douze coups de minuit venaient d’égrener leurs tintements joyeux.

- On est déjà le 25, reprit l’accoucheuse en ligaturant le cordon du petit. C’est Noël ! En ce cas, vous avez pas le choix. Faut l’appeler Nedeleg[1] !

Barbe Le Cam tourna la tête vers l’enfant à qui elle venait de donner le jour. L’accouchement avait été long et douloureux. On aurait dit qu’on lui transperçait le ventre, qu’on lui enfonçait un long tison enflammé dans les entrailles. Si la maison n’avait pas été excentrée, ses cris auraient alertés tout le village. Heureusement, la commère était venue dès les premières contractions.

C’est elle qui, en l’absence des médecins et sages-femmes n’officiant que dans les grandes villes, libérait les parturientes de toute la région. Elle savait y faire, depuis le temps. Faire bouillir l’eau, palper le ventre rond pudiquement recouvert d’un drap blanc, mesurer l’ouverture des voies naturelles en s’aidant des trois doigts dressés de sa main droite, exhorter la femme en travail à pousser, pousser, pousser… Lorsque le fœtus pointait enfin l’extrémité de son crâne, l’affaire était presque gagnée. Il suffisait de l’envelopper de ses mains arrondies en conque, de l’accompagner, le guider, le tirer à elle. Tout englué de placenta, le bébé jaillissait du cocon maternel comme une source souterraine trop longtemps contenue. Elle avait fait ça cent fois, sans jamais une seule complication.

- Il est tout bleu, remarqua la mère, déjà inquiète. Il est bien vivant ?

Parfois, les enfants étaient déjà morts dans le ventre de leur mère. Ceux-là étaient les plus difficiles à sortir, car ils n’aidaient pas. D’autres fois, ils décédaient dès les premières heures, ou les premiers jours. Pour cinq nouveau-nés, un au moins s’en retournait aussitôt dans les limbes. Mais l’accoucheuse n’y était pour rien. Elle, elle n’était qu’une passeuse, elle aidait les petits d’hommes à franchir la porte de la vie. Ce qui arrivait ensuite ne la regardait pas. Dieu donnait, mais pouvait reprendre aussitôt. C’était comme ça, et rien ni personne ne pouvait aller contre.

- C’est normal, répondit la commère en basculant le poupon la tête en bas et en lui claquant les fesses pour provoquer les vagissements. Ils sont toujours comma ça, au début. Des fois, ils sont écarlates comme des lapins qu’on vient d’écorcher. J’en ai même vus des violets. On aurait dit des betteraves. Mais après, ils sont tous roses comme des porcelets.

La matrone abattait vigoureusement sa main droite sur l’arrière-train du bambin, mais ce dernier ne condescendait toujours pas à crier.

- Ca, c’est bizarre, fit-elle en fronçant les sourcils, qu’elle avait épais et noirs, se rejoignant au-dessus des yeux. Il a l’air en pleine santé, il gigote tant qu’il peut, mais on dirait qu’il a perdu sa langue. Quand je leur flanque la rouste, ils se mettent à brailler comme des porcs qu’on égorge. Mais là, pas un bruit. Ma foi, ça finira bien par lui venir, comme aux autres. Après tout, c’est l’enfant du miracle…

« L’enfant du miracle ». Ainsi avait-on surnommé, dès avant sa naissance, le rejeton de Barbe Le Cam. Il est vrai qu’elle avait depuis longtemps passé l’âge d’être grosse. Et son homme, Eliaz Le Cam, n’était pas non plus un perdreau de l’année. Certaines mauvaises langues avaient fait leur miel de cette fécondité tardive, déblatérant à l’infini sur les pratiques obscures qui avaient pu y présider.

Il faut dire qu’Eliaz était sourcier de son état. Sourcier et sorcier, c’est presque pareil. Celui qui ressent le passage de l’eau souterraine, qui sait en déterminer le chemin et le débit avec le seul soutien de sa baguette de coudrier, sait aussi guérir les zonas, calmer les brûlures, déterminer à l’avance le sexe des enfants. Il parvient à distinguer les trois cents espèces de furoncles et préconise les sources précises qui les guériront. Il connaît les choses secrètes, enfouies tout au fond de la matière ou du cœur des hommes. Il est le maître des mystères. Cela lui confère sur le monde et les gens un pouvoir formidable. Y compris celui de redonner vigueur à un ventre stérile.

Le recteur de la paroisse avait fait taire ces racontars en invoquant, au cours d’un prêche, l’exemple de Sarah qu’Abraham avait engrossée alors qu’elle avait près de cent ans. Isaac était né de cette union improbable. Les desseins de Dieu sont impénétrables.

- Je peux le tenir un peu ? quémanda Barbe, malgré l’extrême lassitude qu’elle éprouvait après ces heures de lutte avec cette part d’elle-même qu’elle était enfin parvenue à expulser.

- Faut que je le baigne, d’abord, fit la commère en plongeant le moutard dans l’eau tiède. Et puis que je lui masse la tête, pour pas qu’il se retrouve avec un crâne allongé. Après, je dois le langer, en lui serrant très fort les jambes et les reins. Vous voulez pas d’un bancal ou d’un boiteux, pas vrai ?

C’était l’usage, en effet, d’emmailloter étroitement le corps des nouveau-nés dans des langes et des bandelettes pour leur « donner la forme », leur fortifier les membres et les empêcher d’avoir mal au ventre. On les plaçait ensuite dans un berceau qu’ils ne quittaient pas avant d’avoir dépassé leur première année. La mère les allaitait, les changeait, les berçait en leur chantant des comptines tout en filant sa quenouille, les emportait dans un panier qu’elle accrochait à une branche d’arbre lorsqu’elle devait travailler aux champs. Ce n’est qu’au cours de la deuxième année que les enfants étaient démaillotés et, lorsqu’ils commençaient à marcher, accoutrés d’une robe brodée, qu’ils soient filles ou garçons. Ces derniers n’avaient droit au pantalon rayé, à la veste courte et au chapeau de velours que lorsqu’ils avaient six ou sept ans révolus.

- Et Eliaz ? Qui c’est qui va le prévenir ? argumenta encore Barbe, qui se sentait soudain très seule, sans son bébé dans le ventre ni son mari à ses côtés.

- Vous en faites pas ! la rassura la commère en appliquant ses deux pouces sur les tempes de l’enfançon pour lui modeler le visage. La cloche a sonné. Le petit Jésus est né. La messe est bientôt terminée. Votre Eliaz, il aura un beau cadeau à son retour !

Les pères n’assistaient jamais à l’accouchement de leurs épouses. C’était là une affaire de femmes dont ils étaient exclus. Ils ne pouvaient tenir leur enfant dans les bras que lorsqu’il était présentable, dûment lavé et correctement langé.

La commère interrompit son massage et, avec un clin d’œil à l’attention de Barbe, ajouta :

- Eh ! Votre Nedeleg, il va p’t’être entendre le langage des oiseaux, qui sait ? Après tout, c’est la noz petquent…

La noz petquent, « La nuit des merveilles » : ainsi nommait-on la veillée de Noël, où des évènements extraordinaires avaient lieu. Entre le premier et le douzième coup de minuit, les cromlec’hs dansaient en rond le dans an dro au sommet des montagnes chauves, tandis que les menhirs s’arrachaient tous seuls de leurs socles et s’en allaient boire dans les rivières ou l’océan, laissant à qui voulait l’occasion de s’emparer des trésors qu’ils recelaient. Mais à peine le douzième coup sonné, ils reprenaient leur place et écrasaient le voleur trop gourmand qui avait tardé à quitter la cachette.

Dans la baie de Douarnenez voisine, on entendait retentir les cloches de la ville d’Ys engloutie sous les flots. On disait que saint Corentin venait, comme chaque année, célébrer la messe de minuit dans la cathédrale submergée pour les habitants maudits réduits à l’état d’âmes en peine. Il aurait suffit qu’un mortel suffisamment courageux pour plonger dans les flots noirs assiste à la messe fantôme et prononce à son issue ce simple mot : « Amen », pour qu’Ys ressurgisse au grand jour dans toute sa beauté et devienne la capitale, non seulement de la Bretagne, mais de la France entière.

On disait aussi que, cette nuit-là, les animaux se mettaient à parler couramment le langage des hommes, et proféraient des vérités qui n’étaient pas toujours bonnes à entendre. Et les enfants nés durant la nuit des merveilles avaient le pouvoir de comprendre le langage des oiseaux, qui est un langage de sagesse et de vérité.

Tout cela, bien sûr, c’étaient des légendes, et l’on y croyait sans y croire. Mais on ne sait jamais… Le monde est plein de mystères que l’homme ne soupçonne même pas.

- Voilà, il est propre comme un sou neuf ! s’écria la commère en serrant le nouveau-né contre sa poitrine généreuse. Il sait pas pleurer, mais à part ça c’est un beau p’tit gars que vous avez là. Et ces yeux ! Vous avez vu ces yeux ?

La matrone approcha l’enfant de sa mère, sans le lui confier, cependant, afin qu’elle contemple le regard profond qu’il portait déjà sur le monde.

Barbe amorça un geste de recul. Ces yeux n’étaient pas ordinaires. C’étaient des yeux immenses, baignés d’un bleu presque noir. Des yeux étrangement fixes, qui ne cillaient pas.

- Retirez-le ! bafouilla la mère en frissonnant. Je veux pas le voir. Il me fait peur !

La commère s’étonna de cette réaction mais n’en montra rien. Certaines mères, même si elles étaient rares, rejetaient leur progéniture après avoir mis bas, comme le font certains animaux. Il s’agissait la plupart du temps d’un état passager qui se dissipait aussi vite que les nuées courant dans le ciel. Après avoir dormi et récupéré leurs forces, elles réclamaient leur bambin à cor et à cri et le bichonnaient comme s’il s’agissait de la huitième merveille du monde, ayant complètement oublié leur refus premier, niant même l’avoir exprimé si on le leur rappelait. Tout finissait par rentrer dans l’ordre. Il suffisait d’être patient.

- N’empêche, pour un beau gars, c’est un beau gars, reprit la commère en allongeant le bébé sur la table de la cuisine afin de l’emmailloter à son aise. Et qui a déjà son caractère. Il fera parler de lui un jour ou l’autre, j’en mettrais ma main au feu. C’est pas un gars comme les autres. Il est… comment dire… spécial. Oui, c’est ça. Il est spécial, ce gamin. C’est pas étonnant, cela dit. Pour être né une telle nuit, faut déjà avoir une petite idée de ce qu’on va faire de sa vie…. Hein, Nedeleg ?

Barbe s’était retournée sur le côté, les yeux dirigés vers le mur, les mains posées sur son ventre apaisé. Elle essayait de ne penser à rien, de ne pas écouter les vaticinations de la commère, de s’endormir pour tout oublier, jusqu’à l’existence-même de l’enfant du miracle, en qui elle ressentait le poids d’une obscure malédiction.

Nedeleg ne pleurait toujours pas, malgré les bandelettes avec lesquelles la commère l’entravait comme si elle ficelait un gigot. Ses yeux immobiles étaient fixés sur sa mère qui feignait de l’ignorer.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="sticky_post"><h2><strong>LES PARDONS DE LOCRONAN</strong></h2>
<p>roman d&#8217;Edouard Brasey (Calmann-Lévy, collection &#8220;France de toujours et d&#8217;aujourd&#8217;hui&#8221;, 2 mai, 2013).</p>
<p><strong><big>Jeu de l’oie fatal sur le parcours d’un pèlerinage breton.</big></strong></p>
<p>Juillet  1911. Des milliers de pèlerins se pressent à Locronan en Bretagne, dans  le Finistère, pour participer à la Grande Troménie, le pardon en  l’honneur de saint Ronan qui a lieu tous les six ans. La jeune Linette a  quitté son atelier de tissage pour prêter mainforte à son père qui  tient la plus grande auberge de la ville.<br />
Elle est courtisée par  Yves, un artiste peintre qui se fournit chez elle en toile de lin pour  ses tableaux, et par Auffroi, le fils du plus gros marchand de textiles  de la région. Mais elle est fascinée par Tanguy, un nouveau venu qui ne  cache pas son mépris pour la ferveur religieuse des fidèles. Pour lui,  le circuit de la Troménie viole le territoire sacré des anciens  druides.<br />
Quand, au lendemain de la procession, le puits de la place  de l’Église est empoisonné, terrassant plusieurs pèlerins, Tanguy attire  tous les soupçons. Seule Linette ne croit pas à sa culpabilité.  Pourtant les événements inquiétants et les crimes s’enchaînent au fil de  la semaine, et la vie de la jeune fille ellemême est menacée. Qui  poursuit la petite ville de sa haine ?</p>
<p><em>Après le succès des</em> Lavandières de Brocéliande, <em>Édouard  Brasey s’impose, par son sens consommé du suspense et du drame, comme  le nouveau grand romancier de la Bretagne dont il sait mieux que  personne rendre tangible l’héritage celtique immémorial.</em></p>
<p><em><a rel="attachment wp-att-1135" href="http://edouardbrasey.com/romans/les-pardons-de-locronan/attachment/633_001/"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-1135" title="633_001" src="http://edouardbrasey.com/wp-content/uploads/633_001-150x106.jpg" alt="" width="150" height="106" /></a></em><br />
<strong>LIRE UN EXTRAIT DU ROMAN</strong>:</p>
<p>- C’est un garçon ! s’exclama la commère en brandissant à bout de bras le nouveau-né dont elle venait de trancher le cordon d’un geste sec. Comment vous allez l’appeler ?</p>
<p>Au carillon de l’église, les douze coups de minuit venaient d’égrener leurs tintements joyeux.</p>
<p>- On est déjà le 25, reprit l’accoucheuse en ligaturant le cordon du petit. C’est Noël ! En ce cas, vous avez pas le choix. Faut l’appeler Nedeleg[1] !</p>
<p>Barbe Le Cam tourna la tête vers l’enfant à qui elle venait de donner le jour. L’accouchement avait été long et douloureux. On aurait dit qu’on lui transperçait le ventre, qu’on lui enfonçait un long tison enflammé dans les entrailles. Si la maison n’avait pas été excentrée, ses cris auraient alertés tout le village. Heureusement, la commère était venue dès les premières contractions.</p>
<p>C’est elle qui, en l’absence des médecins et sages-femmes n’officiant que dans les grandes villes, libérait les parturientes de toute la région. Elle savait y faire, depuis le temps. Faire bouillir l’eau, palper le ventre rond pudiquement recouvert d’un drap blanc, mesurer l’ouverture des voies naturelles en s’aidant des trois doigts dressés de sa main droite, exhorter la femme en travail à pousser, pousser, pousser… Lorsque le fœtus pointait enfin l’extrémité de son crâne, l’affaire était presque gagnée. Il suffisait de l’envelopper de ses mains arrondies en conque, de l’accompagner, le guider, le tirer à elle. Tout englué de placenta, le bébé jaillissait du cocon maternel comme une source souterraine trop longtemps contenue. Elle avait fait ça cent fois, sans jamais une seule complication.</p>
<p>- Il est tout bleu, remarqua la mère, déjà inquiète. Il est bien vivant ?</p>
<p>Parfois, les enfants étaient déjà morts dans le ventre de leur mère. Ceux-là étaient les plus difficiles à sortir, car ils n’aidaient pas. D’autres fois, ils décédaient dès les premières heures, ou les premiers jours. Pour cinq nouveau-nés, un au moins s’en retournait aussitôt dans les limbes. Mais l’accoucheuse n’y était pour rien. Elle, elle n’était qu’une passeuse, elle aidait les petits d’hommes à franchir la porte de la vie. Ce qui arrivait ensuite ne la regardait pas. Dieu donnait, mais pouvait reprendre aussitôt. C’était comme ça, et rien ni personne ne pouvait aller contre.</p>
<p>- C’est normal, répondit la commère en basculant le poupon la tête en bas et en lui claquant les fesses pour provoquer les vagissements. Ils sont toujours comma ça, au début. Des fois, ils sont écarlates comme des lapins qu’on vient d’écorcher. J’en ai même vus des violets. On aurait dit des betteraves. Mais après, ils sont tous roses comme des porcelets.</p>
<p>La matrone abattait vigoureusement sa main droite sur l’arrière-train du bambin, mais ce dernier ne condescendait toujours pas à crier.</p>
<p>- Ca, c’est bizarre, fit-elle en fronçant les sourcils, qu’elle avait épais et noirs, se rejoignant au-dessus des yeux. Il a l’air en pleine santé, il gigote tant qu’il peut, mais on dirait qu’il a perdu sa langue. Quand je leur flanque la rouste, ils se mettent à brailler comme des porcs qu’on égorge. Mais là, pas un bruit. Ma foi, ça finira bien par lui venir, comme aux autres. Après tout, c’est l’enfant du miracle…</p>
<p>« L’enfant du miracle ». Ainsi avait-on surnommé, dès avant sa naissance, le rejeton de Barbe Le Cam. Il est vrai qu’elle avait depuis longtemps passé l’âge d’être grosse. Et son homme, Eliaz Le Cam, n’était pas non plus un perdreau de l’année. Certaines mauvaises langues avaient fait leur miel de cette fécondité tardive, déblatérant à l’infini sur les pratiques obscures qui avaient pu y présider.</p>
<p>Il faut dire qu’Eliaz était sourcier de son état. Sourcier et sorcier, c’est presque pareil. Celui qui ressent le passage de l’eau souterraine, qui sait en déterminer le chemin et le débit avec le seul soutien de sa baguette de coudrier, sait aussi guérir les zonas, calmer les brûlures, déterminer à l’avance le sexe des enfants. Il parvient à distinguer les trois cents espèces de furoncles et préconise les sources précises qui les guériront. Il connaît les choses secrètes, enfouies tout au fond de la matière ou du cœur des hommes. Il est le maître des mystères. Cela lui confère sur le monde et les gens un pouvoir formidable. Y compris celui de redonner vigueur à un ventre stérile.</p>
<p>Le recteur de la paroisse avait fait taire ces racontars en invoquant, au cours d’un prêche, l’exemple de Sarah qu’Abraham avait engrossée alors qu’elle avait près de cent ans. Isaac était né de cette union improbable. Les desseins de Dieu sont impénétrables.</p>
<p>- Je peux le tenir un peu ? quémanda Barbe, malgré l’extrême lassitude qu’elle éprouvait après ces heures de lutte avec cette part d’elle-même qu’elle était enfin parvenue à expulser.</p>
<p>- Faut que je le baigne, d’abord, fit la commère en plongeant le moutard dans l’eau tiède. Et puis que je lui masse la tête, pour pas qu’il se retrouve avec un crâne allongé. Après, je dois le langer, en lui serrant très fort les jambes et les reins. Vous voulez pas d’un bancal ou d’un boiteux, pas vrai ?</p>
<p>C’était l’usage, en effet, d’emmailloter étroitement le corps des nouveau-nés dans des langes et des bandelettes pour leur « donner la forme », leur fortifier les membres et les empêcher d’avoir mal au ventre. On les plaçait ensuite dans un berceau qu’ils ne quittaient pas avant d’avoir dépassé leur première année. La mère les allaitait, les changeait, les berçait en leur chantant des comptines tout en filant sa quenouille, les emportait dans un panier qu’elle accrochait à une branche d’arbre lorsqu’elle devait travailler aux champs. Ce n’est qu’au cours de la deuxième année que les enfants étaient démaillotés et, lorsqu’ils commençaient à marcher, accoutrés d’une robe brodée, qu’ils soient filles ou garçons. Ces derniers n’avaient droit au pantalon rayé, à la veste courte et au chapeau de velours que lorsqu’ils avaient six ou sept ans révolus.</p>
<p>- Et Eliaz ? Qui c’est qui va le prévenir ? argumenta encore Barbe, qui se sentait soudain très seule, sans son bébé dans le ventre ni son mari à ses côtés.</p>
<p>- Vous en faites pas ! la rassura la commère en appliquant ses deux pouces sur les tempes de l’enfançon pour lui modeler le visage. La cloche a sonné. Le petit Jésus est né. La messe est bientôt terminée. Votre Eliaz, il aura un beau cadeau à son retour !</p>
<p>Les pères n’assistaient jamais à l’accouchement de leurs épouses. C’était là une affaire de femmes dont ils étaient exclus. Ils ne pouvaient tenir leur enfant dans les bras que lorsqu’il était présentable, dûment lavé et correctement langé.</p>
<p>La commère interrompit son massage et, avec un clin d’œil à l’attention de Barbe, ajouta :</p>
<p>- Eh ! Votre Nedeleg, il va p’t’être entendre le langage des oiseaux, qui sait ? Après tout, c’est la noz petquent…</p>
<p>La noz petquent, « La nuit des merveilles » : ainsi nommait-on la veillée de Noël, où des évènements extraordinaires avaient lieu. Entre le premier et le douzième coup de minuit, les cromlec’hs dansaient en rond le dans an dro au sommet des montagnes chauves, tandis que les menhirs s’arrachaient tous seuls de leurs socles et s’en allaient boire dans les rivières ou l’océan, laissant à qui voulait l’occasion de s’emparer des trésors qu’ils recelaient. Mais à peine le douzième coup sonné, ils reprenaient leur place et écrasaient le voleur trop gourmand qui avait tardé à quitter la cachette.</p>
<p>Dans la baie de Douarnenez voisine, on entendait retentir les cloches de la ville d’Ys engloutie sous les flots. On disait que saint Corentin venait, comme chaque année, célébrer la messe de minuit dans la cathédrale submergée pour les habitants maudits réduits à l’état d’âmes en peine. Il aurait suffit qu’un mortel suffisamment courageux pour plonger dans les flots noirs assiste à la messe fantôme et prononce à son issue ce simple mot : « Amen », pour qu’Ys ressurgisse au grand jour dans toute sa beauté et devienne la capitale, non seulement de la Bretagne, mais de la France entière.</p>
<p>On disait aussi que, cette nuit-là, les animaux se mettaient à parler couramment le langage des hommes, et proféraient des vérités qui n’étaient pas toujours bonnes à entendre. Et les enfants nés durant la nuit des merveilles avaient le pouvoir de comprendre le langage des oiseaux, qui est un langage de sagesse et de vérité.</p>
<p>Tout cela, bien sûr, c’étaient des légendes, et l’on y croyait sans y croire. Mais on ne sait jamais… Le monde est plein de mystères que l’homme ne soupçonne même pas.</p>
<p>- Voilà, il est propre comme un sou neuf ! s’écria la commère en serrant le nouveau-né contre sa poitrine généreuse. Il sait pas pleurer, mais à part ça c’est un beau p’tit gars que vous avez là. Et ces yeux ! Vous avez vu ces yeux ?</p>
<p>La matrone approcha l’enfant de sa mère, sans le lui confier, cependant, afin qu’elle contemple le regard profond qu’il portait déjà sur le monde.</p>
<p>Barbe amorça un geste de recul. Ces yeux n’étaient pas ordinaires. C’étaient des yeux immenses, baignés d’un bleu presque noir. Des yeux étrangement fixes, qui ne cillaient pas.</p>
<p>- Retirez-le ! bafouilla la mère en frissonnant. Je veux pas le voir. Il me fait peur !</p>
<p>La commère s’étonna de cette réaction mais n’en montra rien. Certaines mères, même si elles étaient rares, rejetaient leur progéniture après avoir mis bas, comme le font certains animaux. Il s’agissait la plupart du temps d’un état passager qui se dissipait aussi vite que les nuées courant dans le ciel. Après avoir dormi et récupéré leurs forces, elles réclamaient leur bambin à cor et à cri et le bichonnaient comme s’il s’agissait de la huitième merveille du monde, ayant complètement oublié leur refus premier, niant même l’avoir exprimé si on le leur rappelait. Tout finissait par rentrer dans l’ordre. Il suffisait d’être patient.</p>
<p>- N’empêche, pour un beau gars, c’est un beau gars, reprit la commère en allongeant le bébé sur la table de la cuisine afin de l’emmailloter à son aise. Et qui a déjà son caractère. Il fera parler de lui un jour ou l’autre, j’en mettrais ma main au feu. C’est pas un gars comme les autres. Il est… comment dire… spécial. Oui, c’est ça. Il est spécial, ce gamin. C’est pas étonnant, cela dit. Pour être né une telle nuit, faut déjà avoir une petite idée de ce qu’on va faire de sa vie…. Hein, Nedeleg ?</p>
<p>Barbe s’était retournée sur le côté, les yeux dirigés vers le mur, les mains posées sur son ventre apaisé. Elle essayait de ne penser à rien, de ne pas écouter les vaticinations de la commère, de s’endormir pour tout oublier, jusqu’à l’existence-même de l’enfant du miracle, en qui elle ressentait le poids d’une obscure malédiction.</p>
<p>Nedeleg ne pleurait toujours pas, malgré les bandelettes avec lesquelles la commère l’entravait comme si elle ficelait un gigot. Ses yeux immobiles étaient fixés sur sa mère qui feignait de l’ignorer.</p>
<p><strong><a rel="attachment wp-att-1138" href="http://edouardbrasey.com/romans/les-pardons-de-locronan/attachment/lavandieres-4/"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-1138" title="Lavandieres" src="http://edouardbrasey.com/wp-content/uploads/Lavandieres3-97x150.jpg" alt="" width="97" height="150" /></a>CHEZ LE MÊME ÉDITEUR: LES LAVANDIÈRES DE BROCELIANDE </strong>(2012)</p>
<p>publié également chez France Loisirs, Le Grand Livre du Mois, Éditions VDB et, en 2014, Le Livre de Poche.</p>
<p><strong>Un village est rattrapé par une terrifiante légende.</strong></p>
<p>En ce matin de la Toussaint 1943, la communauté des lavandières de  Concoret, petit village en lisière de la forêt de Brocéliande, est  saisie d’effroi quand Gwenn, une jeune orpheline, découvre l’une de ses  consoeurs noyée dans le lavoir. Dahud, la doyenne et mère de la victime,  incrimine les lavandières de la nuit, ces créatures surnaturelles qui,  dans les légendes bretonnes, lavent les linges ensanglantés de leurs  enfants mort-nés. Mais les soupçons se portent sur deux suspects bien  réels : Philippe de Montfort, jeune noble à qui l’on prête une liaison  avec la défunte, et Loïc, un pauvre charbonnier bossu méprisé de tous.  Les deux hommes inspirent à Gwenn, élevée par Yann, un vieux sage vivant  dans les bois, des sentiments contradictoires : amitié, admiration,  pitié ou amour ?<br />
Quand Loïc est pourchassé par les S.S. qui  l’accusent de terrorisme, Gwenn le conduit au Val-sans-Retour où se sont  réunis, comme de nouveaux chevaliers de la Table ronde, de jeunes  résistants réfractaires au STO. Mais la malédiction continue de  poursuivre les lavandières de Brocéliande…</p>
<p>Dans ce roman haletant et envoûtant, Edouard Brasey nous entraîne  sous les ombrages de la forêt de Brocéliande au coeur d’une Bretagne  héroïque et mystérieuse.</p>
<p><strong>Classé depuis un an dans les meilleures ventes romans de terroir sur le site de la Fnac.fr</strong></p>
<p><strong>CRITIQUES LECTEURS ET EXTRAITS DE PRESSE</strong>:</p>
<p>La Bretagne demeure un pays de légendes. C&#8217;est ce que  rappelle le grand spécialiste du merveilleux, Edouard Brasey, dans son  nouveau livre. (Philippe Vallet, &#8220;Le Livre du Jour&#8221;, France Info)</p>
<p>Pour réécouter l&#8217;émission:</p>
<p><a href="http://www.franceinfo.fr/livre/le-livre-du-jour/les-lavandieres-de-broceliande-d-edouard-brasey-627229-2012-05-27" target="_blank">http://www.franceinfo.fr/livre/le-livre-du-jour/les-lavandieres-de-broceliande-d-edouard-brasey-627229-2012-05-27</a></p>
<p>Difficile de vous présenter Édouard  Brasey succinctement, son œuvre est déjà tellement complète. Je vous  invite d’ores et déjà à consulter les chroniques concernant d’autres de  ces livres, telle que l’incontournable <em> petite Encyclopédie du merveilleux</em>.</p>
<p>Ici ce n’est ni une encyclopédie ni un  agenda, mais bien d’un roman dont il s’agit, bien que tiré d’un univers  celtique et breton, un subtil mélange entre croyance populaire et contes  de légende Arthurienne.</p>
<p>L’histoire commence en 1914 avec cinq  jeunes gens se rendant à la fontaine de Barenton, une fontaine à vœux,  afin d’y fiancer Edern et Solenn selon un rituel païen, accompagnés de  Maëlle, Yann et Hubert. Mais le rituel tourne mal et provoque la colère  de la fée nichait sous la source. Le tonnerre gronde et tous repartent  accablés, avec la crainte que la fée de la fontaine ne les ait tous  maudit. Trente ans plus tard, nous retrouvons Maëlle, Hubert et Yann.  Edern étant mort à la guerre et, Solenn qui, elle, serait morte de  chagrin. Maëlle continue de penser qu’ils ont été maudits et que la  nouvelle génération sera également touchée par cette malédiction.  Annaïg, la fille de Maëlle, est alors retrouvé morte par Gwen, la jeune  orpheline élevée par Yann. Les soupçons se portent alors sur Philippe,  le fils d’Hubert, ainsi que Loïc, le charbonnier bossu. A cela viennent  se mêler les vieilles croyances locales, ne serait ce par les  lavandières de sang qui aurait emporté Annaïg ? <strong> </strong></p>
<p>J’ai vraiment été frappée et surtout  happée par la fluidité de l’écriture de l’auteur. Les Lieux, que j’ai la  chance de connaître, sont d’une incroyable fidélité. Ce livre nous  offre un véritable voyage sur les terres de Brocéliande. Alors certes,  les habitués de cette forêt luxuriante pourraient se dire que  finalement, il n’a choisi que les lieux les plus touristiques, les plus  visités. Oui mais non car c’est là tout le génie de son texte, c’est  qu’il a su capter au mieux la magie de ces lieux singuliers en les  agrémentant de la culture populaire qui donne à ces contrées d’autant  plus de charme, ce qui donne envie de les connaître voir de les  redécouvrir sous un œil nouveau, et pour cela je le remercie. Les  personnages sont eux aussi tout aussi bien décrits, on les sent vivre  dans les pages, on ressent comme jamais leurs émotions. L’intrigue est  bercée par le folklore breton sur les lavandières de sang (ou de la  nuit), des mères infanticides qui expient leur fautes, jusqu’à leur  jugement dernier, les nuits de pleine lune.  L’intrigue se passe, pour  une partie pendant la première Guerre mondiale, pour l’autre partie  durant la seconde. A cette époque, les croyances populaires tiennent  plus du folklore. Pour les jeunes lavandières de Concoret, ce folklore  sert de badinage même si elles gardent les précautions d’usage à savoir  ne pas approcher le lavoir les nuits de pleine lune de peur qu’une  lavandière de sang ne les noie. Hormis ces croyances populaires, nous y  retrouvons également en demi-teinte les légendes des Chevaliers de la  Table Ronde.  Tout ceci vient enrichir l’intrigue, où tout y est très  justement dosé.</p>
<p>Évidemment, je ne serais que trop vous  conseiller la lecture de ce livre. Pour tous les amoureux de la forêt de  Brocéliande, pour tous ceux qui veulent la connaitre et découvrir une  partir des richesses bretonnes autant par son folklore que par ses  légendes arthuriennes. Le tout nourri par une très belle intrigue, et  raconter par un conteur hors pair qu’est Édouard Brasey (Mythologica.fr)</p>
<p>La première force du roman, c&#8217;est la forêt elle-même : Brocéliande, au  coeur de la Bretagne mythologique, qui sert de décor au récit d&#8217;un drame  populaire. Avec virtuosité et malice, Edouard Brasey révèle les secrets  d&#8217;une région ancestrale qu&#8217;il connait bien, ouverte à la randonnée et à  la rêverie. Ancré dans la réalité des lieux et le substrat des légendes  arthuriennes, le roman est un passeport pour la visite, une carte  parcheminée, même si certains noms ont été modifiés.<br />
Autre facteur-clef de succès : l&#8217;arrière-plan historique. L&#8217;occupation  nazie renforce la tension dramatique de ce fait divers local. En cette  période tourmentée, où la France se divise entre collaborateurs et  résistants, les trahisons font encore plus de tort à la psychologie des  personnages que la mort elle-même. Edouard Brasey dresse ainsi un  tableau rural très sombre où toute preuve d&#8217;humanité, au-delà des  apparences, est une source d&#8217;enchantement.<br />
Enfin, le pont entre tragédie du passé et croyances du présent est un  ingénieux ressort narratif qui nous interpelle sur les fonctions du  mystère. A notre époque où la science frise l&#8217;arrogance et l&#8217;homo  sapiens se prétend tout-puissant, quel poids reste-t-il à notre  imaginaire ? Faut-il croire aux légendes et aux traditions ? Peut-on y  puiser de quoi éclairer nos vies ? Dans son roman aux envolées  philosophiques, Edouard Brasey nous interroge sur le sens de la mort et  le défi au temps.<br />
Comme l&#8217;alchimiste, à force de travailler dans son laboratoire  littéraire à la transmutation du plomb en or, Edouard Brasey serait-il  parvenu à réaliser son Grand Oeuvre ? Un pavé philosophal jeté dans la  mare&#8230; au diable ?<br />
<strong>Olivier Valentin (Maisonshantées.blogspot.fr)<br />
</strong></p>
<p>1943, fin fond de la Bretagne, un village envahi par les Allemands vit encore au rythme des légendes et mystères.<br />
Une lavandière est retrouvée morte dans le lavoir communal, le  lendemain du 31 octobre. Le soir où sortent les lavandières de sang,  celles qui paient le fait d’avoir tuer leurs nouveaux-nés.<br />
Mais tout cela est plus une affaire policière qu’un phénomène  fantastique. Hélas, la rude vie de la période, les superstitions des  gens faiblement éduqués, tout cela entraine des vengeances de basse  engeance.</p>
<p>« Les lavandières de Brocéliande » ou  comment on tient en haleine un lecteur alors que le livre est construit  comme un épisode de Colombo : on connaît de suite le meurtrier.</p>
<p>Et pourtant, ce qui semblait un roman à  l’histoire un peu simplette finit par vous happer. Dévorer en moins de 3  jours, j’avais pourtant cru que je ne passerais pas les 50 pages tant  le début me semblait lent et le prologue bizarre.<br />
Un peu comme ce que j’ai vu, à 10 ans, vers 5h du matin, en juillet,  en route pour Quiberon : un lavoir fleuri de rouge et de rose, au  milieu d’un village engourdi de sommeil et d’odeur de bon pain frais. Un  moment magique : recevoir des croissants via le soupirail du boulanger,  filer les manger devant l’eau du lavoir, qui semblait agitée… mais par  quel lutin ?</p>
<p>Au final, rien d’étonnant que de volume  soit dans une collection consacrée à la « France de toujours et  d’aujourd’hui » : c’est un morceau d’histoires et d’Histoire, où Edouard  Brasey utilise ses connaissances des folklores locaux pour créer une  ambiance brumeuse. (Phénix.web)</p>
<p>Un roman au coeur d&#8217;une forêt légendaire                   Brocéliande&#8230; Ce seul nom fait résonner en nous l&#8217;écho des  anciennes légendes arthuriennes mais aussi le vieux fonds légendaire  breton. L&#8217;intérêt de ce roman foisonnant est de mêler intimement ces  légendes bretonnes avec une période historique dramatique: la période de  l&#8217;occupation en 1943. L&#8217;histoire commence dans la tradition d&#8217;un roman  noir: une malédiction liée à la fontaine de Barenton à la veille de la  guerre de 1914 s&#8217;acharne sur les protagonistes du roman trente plus  tard. Un matin, une lavandière du village de Concoret est retrouvée  noyée dans le lavoir du village. Accident, suicide ou crime? Les  superstitions locales sont très présentes dans la communauté locale, et  l&#8217;on invoque la légende des &#8220;lavandières de la nuit&#8221;, ou &#8220;lavandières de  sang&#8221;, ces fantômes de femmes infanticides condamnées à venir laver les  linges sanglants de leurs enfants morts-nés. Gwenn, jeune lavandière  héroïne de l&#8217;histoire, va mener l&#8217;enquête et démêler le vrai du faux. Ce  roman dense, plein de rebondissements, tient en haleine le lecteur  jusqu&#8217;au bout, et le transporte au coeur d&#8217;une forêt sacrée, tour à tour  inquiétante et bienveillante, avec des personnages forts et hauts en  couleurs. Une façon de redécouvrir une Bretagne attachante et méconnue,  loin des clichés touristiques habituels. (FNAC.FR)</p>
<p>Brocéliande appartient au mythe Arthurien :  dans la légende, on y place une forêt mystique, mythologique qui aurait  vu naître la Fée Morgane et Merlin l&#8217;Enchanteur. Cette région de  France (Bretagne) est donc peuplée de légendes. C&#8217;est sans doute  pourquoi Édouard Brasey, essayiste, romancier et Historien Français,  spécialiste de l&#8217;étrange et du merveilleux, y a placé son roman. Entre  le docu-fiction historiques et les mythes régionaux, nous sommes face à  une intrigue policière passionnante aux personnages très bien construit  et hauts en couleurs. (Place-to-be.fr)</p>
<p><strong>Un roman où se mêlent Histoire et merveilleux</strong> Sur fond de guerre et d’enquête  policière, Édouard Brasey dépeint habilement le quotidien d’un village  en 1943 : la méfiance et le dégoût lorsque les soldats allemands  viennent s’approvisionner dans les commerces, les mœurs strictes, les  différents modes de vie du bourg à la lisière de la forêt, les mots de  patois ou encore la façon de s’exprimer des différents personnages.<br />
Car le livre ne vaut pas particulièrement pour le mystère qui entoure la  mort suspecte de la jeune Annaïg mais davantage pour la reconstitution  d’un village replié sur lui-même où chaque personne garde jalousement  ses secrets.<br />
L’auteur nous propose une immersion totale dans un village sous  l’occupation. Si la présence allemande ternit clairement le paysage  verdoyant et mystique de Brocéliande, ce n’est rien face aux a priori et  aux commérages des villageois. Rien n’est meilleur pour tuer toute  féerie que la nature humaine.   <strong>Beaucoup de personnages, peut-être trop&#8230;</strong> Outre un travail de reconstitution soigné, l’auteur propose une galerie de personnages très différents les uns des autres.<br />
Au lieu de se contenter du regard de Gwenn sur les événements, l’auteur  n’hésite pas à changer de point de vue à presque chaque chapitre.<br />
Si cela permet de mettre en relief la complexité de certaines relations  (Hubert de Montfort et sa future belle-fille, par exemple), les  personnages employés peuvent donner l’impression de ne pas être assez  creusés. Le lecteur reste alors sur sa faim.<br />
Sans parler du fait que la jeune Gwenn, pilier central du roman, semble avoir été oubliée pendant quelques chapitres.   Attardons-nous sur ladite Gwenn :  jeune, jolie, un franc-parler connu et reconnu à Concoret, orpheline,  pleine de compassion, peu portée sur les commérages au contraire de ses  consœurs lavandières…<br />
Vous l’aurez compris, ce personnage sort trop peu des sentiers battus,  il est tout simplement trop parfait… C’est d’ailleurs ce qui le rend si  facile à laisser de coté pour plusieurs chapitres d’affilée.</p>
<p>En bref, un roman agréable qui vaut surtout pour l’immersion réussie  dans un village dont les croyances oscillent entre catholicisme et  superstitions liées aux légendes plutôt que pour l’enquête policière. Un  riche panel de personnages bien qu’ils soient parfois trop peu  exploités.<br />
A noter, par ailleurs, l’ambiguïté bien menée entre phénomènes explicables et légendes mystiques.</p>
<p><a href="http://www.actusf.com/spip/_Jacquemine-Coquio_.html">Jacquemine Coquio</a> (Actusf.com)</p>
<p>Avec ce roman, <strong><em>Edouard Brasey</em></strong> nous propose une intrigue où  les légendes se mêlent à la réalité. Il ne s&#8217;agit pas d&#8217;un roman  fantastique, mais plutôt d&#8217;un subtil mélange de roman policier et de  folklore, où l&#8217;on voit que les vieilles croyances peuvent être bien  arrangeantes pour désigner un meurtrier à la place d&#8217;un autre&#8230; Et on  peut dire qu&#8217;en matière de légendes bretonnes, <em><strong>Edouard Brasey</strong></em> en connaît un rayon : l&#8217;Ankou, les lavandières, la quête du graal, le  Val sans retour, la légende de la ville d&#8217;Ys, tous ces noms évocateurs  se prennent dans les filets de son intrigue et offrent au lecteur un  roman habilement mené, mystérieux et divertissant à souhait.</p>
<p>C&#8217;est un plaisir de retrouver la belle plume d&#8217;<em><strong>Edouard Brasey</strong></em> dans ce roman, même si, et c&#8217;est le seul reproche que je ferai à ce  livre, son ton est parfois un peu trop didactique tant il semble brûler  de partager avec le lecteur les trésors de ses connaissances en matière  de culture bretonne.<br />
<em>Ecrite par <strong> Naolou </strong> le 26/07/2012 </em>(Climaginaire.com)</p>
<p>Il était une fois cinq amis qui se rendaient à la fontaine de Barenton  pour fêter joyeusement l&#8217;union de deux d&#8217;entre eux. Une belle histoire  en somme&#8230; qui, malheureusement, tourne court car la fée de la fontaine  ne l&#8217;entend pas de cette oreille.</p>
<p>« Les lavandières de  Brocéliande », c&#8217;est un roman riche, à la frontière entre histoire  fantastique, énigme policière, replacé dans le contexte de la Première  mais surtout de la Deuxième Guerre mondiale. Récits de vies qui se  croisent et s&#8217;entrecroisent avec toujours en arrière plan la magie de la  forêt mythique de Brocéliande.</p>
<p>Décès, mauvais oeil,  superstitions, haine et jalousie mais aussi amour, tout cela au travers  de personnages dont on découvre les joies, peines et le désespoir de  leurs existences brisées par un destin contraire.</p>
<p>D&#8217;une lecture  facile, ce dernier roman d&#8217;Edouard Brasey mêle avec bonheur plusieurs  genres différents qui s&#8217;allient en un cocktail vraiment plaisant.(Amazon.fr)</p>
<p>Ils étaient 5 amis mais la vie en ces temps de guerre va en décider autrement.<br />
50 % de secrets de famille<br />
25 % de suspense<br />
15 % de féerie<br />
5% d&#8217;Histoire<br />
Ce qui nous donne 100 % de plaisir. (Amazon.fr)</p>
<hr size="1" /><a href="#_ftnref1">[1]</a> « Né à Noël ».</p>
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		<title>&#8220;Le Dernier pape&#8221; au coeur de l&#8217;actualité du Vatican</title>
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		<pubDate>Tue, 19 Feb 2013 13:01:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Edouard</dc:creator>
				<category><![CDATA[Le Dernier Pape]]></category>
		<category><![CDATA[Romans]]></category>
		<category><![CDATA[Benoit XVI]]></category>
		<category><![CDATA[Editions Télémaque]]></category>
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		<category><![CDATA[prophéties]]></category>
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« Le Dernier pape », paru le 3 Janvier 2013 aux Editions Télémaque. Le roman de l’ancien journaliste et écrivain Edouard Brasey qui avait anticipé la crise au Vatican et le départ de Benoit XVI. Ou quand le thriller rejoint l’actualité…
 
Le Compte à Rebours a commencé
Photo Filippo Monteforte © Istockphotos.
 
 
 
Le 3 janvier [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="sticky_post"><p><strong><em> </em></strong></p>
<p><strong>« Le Dernier pape », paru le 3 Janvier 2013 aux Editions Télémaque. Le roman de l’ancien journaliste et écrivain Edouard Brasey qui avait anticipé la crise au Vatican et le départ de Benoit XVI. Ou quand le thriller rejoint l’actualité…</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Le Compte à Rebours a commencé</strong><br />
Photo Filippo Monteforte © Istockphotos.</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>Le 3 janvier 2013 paraissait <em>Le Dernier pape</em>, thriller d’anticipation d’Edouard Brasey qui met en scène le pape Benoît XVI. Un pape malade et affaibli qui révèle les corruptions qui gangrènent le Saint-Siège et annonce un complot visant l’Église catholique romaine. L’écrivain met présente, un an à l’avance, le « Dernier Pape » à travers des révélations qui font l’objet de l’actualité depuis un mois en s’inspirant de certaines prophéties et des recoupements journalistiques annonçant la chute possible du Vatican et la fin d’un règne de 2000 ans…</p>
<p>Début janvier 2013 : les payements bancaires sont brutalement interrompus dans l’enceinte du Vatican, à cause du manque du manque de transparence de l’Institut des œuvres de religion dont le président a été limogé en mai 2012 pour blanchiment d’argent. Le pape Benoît XVI renonce à sa charge le 11 Février ; il quittera le Saint-Siège le 28 février. Le soir-même, un éclair tombe sur le dôme de la basilique Saint-Pierre. La photo fait le tour du monde…</p>
<p>C’est la première fois depuis 600 ans qu’un pape démissionne volontairement. Une décision historique accompagnée de signes déjà annoncés par les anciennes prophéties. Etrangement, les payements bancaires du Vatican sont rétablis dès le 12 Février… Et le 15, un nouveau président est nommé à la Banque du Vatican. Le soir-même, un astéroïde géant frôle la Terre. Dès le lendemain, un tremblement se déclare près de Rome.</p>
<p>L’actualité la plus récente coïncide de façon troublante et époustouflante avec les   révélations du roman d’Edouard Brasey « Le Dernier Pape ».</p>
<p><strong>Et Après… ?</strong></p>
<p>Le 28 février, jour de la saint <strong>Romain</strong>, et ce jusqu’à l’issue du conclave, l’intérim sera assuré par le cardinal camerlingue et secrétaire d’Etat Tarcisio <strong>Pietro</strong> Bertone.</p>
<p>Les prophéties de Malachie, dont s’est inspiré l’auteur un an plus tôt, prédisent qu’après le dernier pape siégera un certain « Pierre Romain » lors de la « dernière persécution de l’Église », « au milieu de nombreuses tribulations ». Malachie prédit également la destruction de Rome (« la ville aux sept collines sera détruite ») et la chute du Vatican (« Le juge redoutable jugera son peuple. »)</p>
<p>Le cardinal Tarcisio <strong>Pietro</strong> Bertone, pape par intérim le jour de la saint <strong>Romain</strong>, ne serait-il pas ce Pierre Romain que prophétise le saint irlandais ?</p>
<p>Selon les prophéties de l’évêque d’Irlande saint Malachie, publiées en 1595, Benoît XVI est le 111<sup>e</sup> et dernier pape de l’Église romaine.</p>
<p>A l’intérieur de l’église Saint-Paul-hors-les-murs de Rome se trouvent les effigies des 265 papes depuis saint Pierre. Il demeure deux cases vides : l’une pour Benoît XVI, et la dernière pour… Pierre Romain ?</p>
<p>Quel sera le prochain pape élu après « Le Dernier Pape » ?</p>
<p>Le compte a rebours à commencé. Synchronisé avec les révélations de ce thriller saisissant.</p>
<p><strong>La Presse en parle: </strong></p>
<p><strong>FRANCE INFO &#8211; &#8220;LE LIVRE DU JOUR&#8221; de PHILIPPE VALLET</strong></p>
<h1>&#8220;Le dernier Pape&#8221; d&#8217;Edouard Brasey</h1>
<div>
<div><strong>le Dimanche 3 Février 2013 à 05:25</strong></div>
</div>
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<div>
<div><a title="Lecture" rel="song-881371" href="http://www.franceinfo.fr/livre/le-livre-du-jour/le-livre-du-jour-03-02-13-edouard-brasey-881371-2013-02-03#"><img src="http://www.franceinfo.fr/sites/all/themes/fo_player_theme/img/spacer.png" alt="Lecture" width="1" height="1" /></a></div>
<p><a title="Intégrer ce player sur mon site" href="http://www.franceinfo.fr/player/embed-share?content=881371" target="_blank"><img src="http://www.franceinfo.fr/sites/all/themes/fo_player_theme/img/spacer.png" alt="Partager" width="1" height="1" /></a></p>
</div>
</div>
<h2>Le Vatican enflammera toujours l&#8217;imagination des  romanciers. Témoin Edouard Brasey qui publie &#8220;Le dernier Pape&#8221;. Un  thriller où se mêlent la maladie d&#8217;un pape, les intrigues pour sa  succession, des meurtres absurdes et une menace cosmique. Un roman  documenté et palpitant.</h2>
<p>Réécouter en podcast:</p>
<p><a rel="attachment wp-att-1113" href="http://edouardbrasey.com/romans/le-dernier-pape-au-coeur-de-lactualite-du-vatican/attachment/le_livre_du_jour-03_02_13_brasey_edouard__le_dernier_pape__pad_long-net_47862a09-214c-4826-9ebe-d3b913557c9a/">LE_LIVRE_DU_JOUR&#8211;03_02_13_BRASEY_Edouard__Le_dernier_Pape__PAD_Long&#8211;NET_47862A09-214C-4826-9EBE-D3B913557C9A</a></p>
<p><strong>EUROPE 1 &#8211; &#8220;Au coeur de l&#8217;Histoire&#8221; de Franck Ferrand</strong></p>
<p><a tabindex="-1" href="http://www.facebook.com/Ferrand.Europe1?ref=stream" target="_blank"><img src="http://profile.ak.fbcdn.net/hprofile-ak-ash4/195757_200721213286716_1596313389_q.jpg" alt="" /></a></p>
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<div><a href="http://www.facebook.com/Ferrand.Europe1?ref=stream" target="_blank">Au coeur de l&#8217;Histoire &#8211; Franck Ferrand &#8211; Europe 1</a></div>
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<div>Bonjour à tous,Actualité oblige, nous vous proposons une émission consacrée à l’histoire des Papes.</p>
<p>Philippe Levillain, historien spécialiste de la papauté, et Edouard Brasey, romancier et essayiste seront nos invités.</p>
<p>« Cette prophétie de saint Malachie fait partie des nombreuses références dont vous avez truffé votre roman, <em>Le Dernier pape</em>, qui s’inscrit tout à fait dans la lignée d’<em>Anges et démons</em> de Dan Brown ou de <em>Credo</em> de Jean-François Prévost, qui sont des grands romans d’aventures semi-ésotériques qui ont pour cadre ce Saint-Siège tellement mystérieux et tellement extraordinaire, lieu de pouvoir sans équivalent dans le monde. Et ce lieu de pouvoir, vous nous le faites visiter. Vous connaissez le Vatican comme votre poche.</p>
<p>« Vous citez évidemment la prophétie de saint Malachie, vous citez également la prophétie de Fatima, et vous allez même en inventer une, la prophétie de saint Pierre.</p>
<p>« Votre roman est bourré de scènes d’action. C’est tout à fait extraordinaire. On est à la fois dans cette très grande tradition, on a ces décors Renaissance de Saint-Pierre et du Vatican, et en même temps on est dans l’ultra-modernité : vos héros sont pour certains des champions d’arts martiaux, etc. Ce qui est assez frappant, c’est cette histoire d’observatoire du Vatican.</p>
<p>« On va dire que votre roman est « conspirationniste », mais c’est le propre de tous ces grands romans. On est là dans une théorie du complot au carré.</p>
<p>« Je vous garantis quelques heures de lecture très passionnantes. »</p>
<h5>Réécouter en podcast: <a rel="attachment wp-att-1121" href="http://edouardbrasey.com/romans/le-dernier-pape-au-coeur-de-lactualite-du-vatican/attachment/l-integrale-l-histoire-des-papes-124087697/">L-INTEGRALE-L-histoire-des-Papes-124087697</a></h5>
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<p><strong>HUFFINGTON POST</strong></p>
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<div><a href="http://www.huffingtonpost.fr/corine-pirozzi"><img src="http://s.huffpost.com/contributors/corine-pirozzi/headshot.jpg" alt="Corine Pirozzi" width="45" height="45" /></a></div>
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<h2><a rel="author" href="http://www.huffingtonpost.fr/corine-pirozzi">Corine Pirozzi</a></h2>
<p>Libraire</p>
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<div id="blog_title">
<h1>Polars et romans noirs pour nuits blanches: le dernier pape</h1>
<div>Publication: 10/02/2013 06:00</div>
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<p>THRILLER &#8211; Une fois n&#8217;est pas coutume, nous allons parler &#8220;fin  du monde&#8221;. L&#8217;apocalypse annoncée en cette fin d&#8217;année 2012 n&#8217;a  finalement pas eu lieu, et c&#8217;est tant mieux! Vous auriez, chers amis  lecteurs, raté un excellent thriller ésotérique: <em><a href="http://www.amazon.fr/Le-dernier-Pape-Edouard-Brasey/dp/2753301662" target="_hplink">Le dernier pape</a></em> d&#8217;Edouard Brasey paru aux Éditions Télémaque. Et disons le tout net, il aurait été fort dommage de se passer d&#8217;un tel bouquin!</p>
<p>L&#8217;ésotérisme en littérature est un sujet passionnant, qui plait à un  grand nombre d&#8217;entre nous. Inutile de  rappeler Dan Brown et son <em><a href="http://www.amazon.fr/Da-Vinci-Code-Dan-Brown/dp/2709624931" target="_hplink">Da Vinci code</a></em> qui a, telle une trainé de poudre, envahi les librairies et les tables  de chevet du monde entier, caracolant en tête des ventes pendant de  longs mois!</p>
<p>Qu&#8217;est-ce de la curiosité ou du mystère qui nous attire irrésistiblement? Les deux mon capitaine!</p>
<p>Plus une pincée de révélations, quelques grammes de secrets  millénaires, une ou deux énigmes ancestrales sans oublier un brin de  surnaturel. Nous tenons là les ingrédients nécessaires à un bon thriller  ésotérique. Encore faut-il le bon coup de plume qui donnera à  l&#8217;ensemble l&#8217;alchimie qui enflammera le tout! C&#8217;est ce que possède <em>Le dernier pape</em> que je vous invite à lire avidement!</p>
<p>Le livre est d&#8217;une grande érudition, l&#8217;auteur maitrise totalement son sujet qui est documenté à l&#8217;extrême.</p>
<p>On entre par la petite porte dans un monde ultra secret, caché,  laissé dans l&#8217;ombre depuis fort longtemps. Une mise en lumière sur les  mystères du Vatican, son fonctionnement et ses rouages et par là même de  notre histoire depuis plus de 2000 ans.</p>
<p><a href="http://edouardbrasey.com/" target="_hplink">Edouard Brasey</a> nous entraîne dans une aventure parfaitement captivante, fascinante aux  accents occultes et donne ainsi naissance à un thriller ésotérique de  haute volée. C&#8217;est alors tout naturellement que nous nous interrogeons  sur le bien fondé de la religion et de ses préceptes, l&#8217;honnêteté de ses  dirigeants, une quête de vérité qui ne nous lâche pas un instant et qui  n&#8217;est pas prête de prendre fin.</p>
<p>Voyez plutôt: le centre aérospatial du Vatican annonce au monde  entier qu&#8217;un astéroïde de grande envergure se dirige droit sur la terre.  Est-ce la prophétie de Fatima annoncée il y a 2000 ans qui est en train  de se réaliser?</p>
<p>Pendant ce temps-là, à Rome, le pape s&#8217;éteint à petit feu, le  Cardinal Pantalucci complote déjà pour conquérir le Saint-Siège. Ce vil  personnage est à la tête d&#8217;une organisation secrète et tentaculaire qui  pourrait bien prendre la tête de l&#8217;église Catholique.</p>
<p>Stephane Clement et son ami d&#8217;enfance Michel Ardent, qui font tout  deux partis d&#8217;un organisme étudiant les phénomènes aérospatiaux non  expliqués, feront les frais du diabolique Cardinal. Alors que des crimes  sanglants sont perpétrés dans de hauts lieux de cultes, la panique  gagne peu à peu la population. Le compte à rebours est lancé, vers où se  dirige notre monde, qui tire les ficelles d&#8217;une mécanique trop bien  huilée, à qui profite le crime?</p>
<p>Chers amis lecteurs, la réponse à toutes vos questions se trouve dans <em>Le dernier pape</em> d&#8217;Edouard Brasey!</p>
<p>Bonne lecture à tous!</p>
<p><strong>LE FIGARO</strong></p>
<p>Publication: 11/02/2013</p>
<h2>L&#8217;auteur de science-fiction Édouard Brasey vient de publier un livre   qui présente d&#8217;étranges coïncidences avec l&#8217;actualité du Vatican.   Entretien.</h2>
<p><img src="http://www.lefigaro.fr/icones/coeur-.gif" border="0" alt="" /></p>
<p>Ancien journaliste reconverti dans l&#8217;écriture de romans   fantastiques, Édouard Brasey n&#8217;a pas renoncé à flairer le scoop. Il a   même devancé la réalité puisqu&#8217;il a publié début janvier <em>Le dernier pape</em>.   Un livre prophétisant la plupart des remous que le Vatican vient de   vivre, des révélations du Vatileaks jusqu&#8217;aux chamboulements induits par   la démission de Benoît XVI. La trame? Les manigances d&#8217;un cardinal  pour  prendre la place de l&#8217;actuel Pape.</p>
<div><img src="http://www.lefigaro.fr/medias/2013/02/11/4d87a7fc-7479-11e2-aea1-bb08cea129e7-150x200.jpg" border="0" alt="Édouard Brasey, l'auteur du livre qui colle étrangement à la réalité." /><br />
Édouard Brasey, l&#8217;auteur du livre qui colle étrangement à la réalité.</div>
<p><strong>LE FIGARO &#8211; <em> </em>En quoi la démission du pape confirme ce que vous aviez prévu dans <em>Le dernier pape</em>? Jamais dans votre fiction le souverain pontifical ne renonce à ses fonctions. </strong></p>
<p><strong>Édouard Brasey</strong> &#8211; Le Pape ne démissionne  effectivement pas dans mon livre même s&#8217;il est  presque à l&#8217;agonie. Il  fait en revanche une allocution depuis la  terrasse du Vatican où il  promet une refonte des principes de l&#8217;Église.  J&#8217;ai écrit ce livre en  2011 en imaginant des scandales qui ont par la  suite <a href="http://radiotelevisioncaraibes.com">ét</a>é confirmés par <a href="http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2012/12/22/97001-20121222FILWWW00352-vatileaks-benoit-xvi-gracie-son-ex-majordome-condamne-a-18-mois-de-prison.php">l&#8217;affaire Vatileaks de mai 2012</a>.   J&#8217;entends par là, toutes les affaires de corruption, le blanchiment   d&#8217;argent, les viols et la pédophilie qui entachent la crédibilité de   l&#8217;Église de Rome. La réalité rattrape encore la fiction aujourd&#8217;hui   parce que même si le Pape vient de démissionner pour des raisons de   santé, je pense que c&#8217;est aussi parce qu&#8217;il a pris conscience du besoin   de réforme. N&#8217;ayant pas la force physique et psychologue pour s&#8217;y   attaquer, il préfère laisser le soin à son successeur d&#8217;accomplir cette   lourde tâche.</p>
<p><strong>Ne regrettez-vous pas d&#8217;avoir clairement écrit l&#8217;histoire de sa démission?</strong></p>
<p>Je  ne suis pas voyant! Mais comme je vous l&#8217;ai expliqué, le Pape que  j&#8217;ai  imaginé est tellement vieux qu&#8217;il ne pourra pas réformer lui-même   l&#8217;Eglise.</p>
<p><strong>Où avez-vous puisé l&#8217;inspiration nécessaire pour imaginer un tel scénario?</strong></p>
<p>Dans  la réalité. Par exemple, en 1978 le Pape avait déjà tenté de  réformer  l&#8217;Église. Jean-Paul Ier avait été nommé mais son règne n&#8217;a  duré pas duré  longtemps puisqu&#8217;il est décédé 33 jours plus tard. Comme  par hasard,  c&#8217;était la veille du jour où il devait signer la destitution du  président de la banque du Vatican. Des doutes sur la  nature réelle de sa  mort persistent mais sont pourtant impossibles à  vérifier. Il faut en  effet savoir que lorsque le chef pontifical meurt,  aucun médecin  n&#8217;intervient pour constater l&#8217;arrêt du cœur. C&#8217;est le  cardinal  camerlingue qui constate le décès. Il n&#8217;y a donc eu aucune  enquête  policière menée pour éclaircir les doutes.</p>
<p><strong>Vous vous êtes également inspiré de vieilles prophéties.</strong></p>
<p>Tout  à fait. La prophétie des Malachie qui date du 15e siècle par  exemple.  Elle explique que Benoît XVI sera le dernier. Ce qui veut dire  que son  départ pourrait marquer la fin de l&#8217;Église de Rome. J&#8217;ai lié  cette  histoire à la prophétie du troisième secret de Fatima. Dans un  petit  village du Portugal, trois adolescentes ont eu une révélation au  début  du XXe siècle. Lucie, l&#8217;une des enfants, a eu la vision d&#8217;un pape   traversant une ville ruinée et qui finit assassiné par un soldat.  C&#8217;est  peut-être ce qui attend le prochain Pape s&#8217;il ne réforme pas son   institution: des ruines.</p>
<p><strong>Lorsqu&#8217;il a été élu en 2005,  Benoît XVI a déclaré: «J&#8217;ai du  mal à comprendre comment le Seigneur a pu  penser à moi, me destiner à  ce ministère, mais je l&#8217;accepte de ses  mains même si cela me paraît  au-delà de mes forces.» Cela ne vous-a-t-il  pas mis la puce à  l&#8217;oreille?</strong></p>
<p>Presque tous les papes  élus récemment ont ressenti la démesure de ce  qui les attendait. Ils  prennent conscience que la destinée spirituelle  de tous les catholiques  est remise entre leurs mains.</p>
<p><strong>Considérez-vous donc que  la science-fiction est un atout  pour mettre en relief les  dysfonctionnements d&#8217;institutions aussi  impénétrables que le Vatican?</strong></p>
<p>Oui  parce qu&#8217;il y avait des zones d&#8217;ombre qu&#8217;il m&#8217;aurait été  impossible de  révéler sans le recours à la fiction. Mais j&#8217;ai quand  même été  journaliste pendant une dizaine d&#8217;années. J&#8217;ai donc conservé  le réflexe  de me documenter avec précision, puis de recouper les  informations. J&#8217;ai  ainsi transposé ce qui est vrai &#8211; souvent des faits  réels peu connus du  grand public &#8211; à la fiction pour faire émerger une  histoire. J&#8217;ai  ensuite poussé les faits dans leurs conséquences les  plus <a href="http://radiotelevisioncaraibes.com">f</a>ortes. C&#8217;est  ainsi que le romancier peut précéder le travail du journaliste.</p>
<p><strong>Et avez-vous prophétisé la suite?</strong></p>
<p>Je  pense que lorsque Benoît XVI a pris cette décision, il a aussi  fait en  sorte de désigner un successeur potentiel parmi les cardinaux  qui  peuvent être nommés. Je suis donc relativement positif quant à la   capacité du futur Pape de prendre en compte le besoin de réforme. Et de   fait, que l&#8217;Église de Rome survive à tous les scandales qui l&#8217;ont   secouée sous Benoît XVI.</p>
<p>Laurène Daycard Source: Le FIGARO</p>
<h5>
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<p>ADO FM &#8211; &#8220;BOB DIT TOUTE LA VERITE&#8221;</p>
<p>Réécouter en podcast:</p>
<p>Émission du 10 janvier 2013, &#8220;Les secrets du Vatican&#8221;: <a rel="attachment wp-att-1118" href="http://edouardbrasey.com/romans/le-dernier-pape-au-coeur-de-lactualite-du-vatican/attachment/mp3_303_toute_la_verite_edouard_brasey_les_secrets_du_vatican/">mp3_303_Toute_La_Verite_Edouard_Brasey_Les_Secrets_du_Vatican</a></p>
</div>
</h5>
<h5>Émission du 18 février 2013, &#8220;Le Nouvel Ordre Mondial&#8221;:</h5>
<h5>Émission du 28 février 2013, &#8220;Le Dernier pape&#8221;:</h5>
<p>ces deux émissions à télécharger pou écouter en podcast sur itunes ici: <a href="https://itunes.apple.com/fr/podcast/bob-vous-dit-toute-la-verite/id596677189" target="_blank">https://itunes.apple.com/fr/podcast/bob-vous-dit-toute-la-verite/id596677189</a></p>
<p><strong>Liens</strong> : <a href="http://edouardbrasey.com/romans/le-dernier-pape-thriller-dedouard-brasey/">http://edouardbrasey.com/romans/le-dernier-pape-thriller-dedouard-brasey/</a></p>
<p><a href="http://www.franceinfo.fr/livre/le-livre-du-jour/le-livre-du-jour-03-02-13-edouard-brasey-881371-2013-02-03">http://www.franceinfo.fr/livre/le-livre-du-jour/le-livre-du-jour-03-02-13-edouard-brasey-881371-2013-02-03</a></p>
<p><strong>Édouard Brasey </strong>est un écrivain français. Il est l’auteur du thriller  « Le Dernier Pape » aux éditions Télémaque. Il a d’abord été journaliste d’investigation notamment à <em>Lire </em>et à <em>l’Expansion </em>avant de se consacrer à l’écriture. Il est diplômé de l&#8217;école supérieur des sciences économiques et commerciales, droit, Sciences Po et titulaire d&#8217;un DEA d&#8217;études cinématographiques. Il est auteur de soixante-dix ouvrages comprenant des documents d&#8217;investigation, essais, biographie et romans.</p>
<p><strong>Contact : Caroline Watelet &#8211; Attachée de presse aux éditions Télémaque </strong></p>
<p><strong>01 56 58 69 97</strong> <strong>- 06 72 79 56 41 e- mail : </strong>cw@editionstelemaque.com<strong> </strong></p>
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		<item>
		<title>&#8220;Le Dernier pape&#8221;, roman prophétique?</title>
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		<pubDate>Mon, 11 Feb 2013 22:35:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Edouard</dc:creator>
				<category><![CDATA[Le Dernier Pape]]></category>
		<category><![CDATA[Benoit XVI]]></category>
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		<description><![CDATA[Mon thriller romanesque Le Dernier pape, paru le 3 janvier 2013 aux Éditions Télémaque, serait-il prophétique? L&#8217;annonce par Benoit XVI de sa démission le 28 février rejoint étrangement ma fiction, qui annonce &#8220;la fin d&#8217;un règne de 2000 ans&#8221;.
Je vous invite à ce sujet à écouter mon interview sur France Info par Philippe Vallet: http://www.franceinfo.fr/livre/le-livre-du-jour/le-livre-du-jour-03-02-13-edouard-brasey-881371-2013-02-03#main-content
et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="sticky_post"><p>Mon thriller romanesque <em>Le Dernier pape</em>, paru le 3 janvier 2013 aux Éditions Télémaque, serait-il prophétique? L&#8217;annonce par Benoit XVI de sa démission le 28 février rejoint étrangement ma fiction, qui annonce &#8220;la fin d&#8217;un règne de 2000 ans&#8221;.</p>
<p>Je vous invite à ce sujet à écouter mon interview sur France Info par Philippe Vallet: <a href="http://www.franceinfo.fr/livre/le-livre-du-jour/le-livre-du-jour-03-02-13-edouard-brasey-881371-2013-02-03#main-content" target="_blank">http://www.franceinfo.fr/livre/le-livre-du-jour/le-livre-du-jour-03-02-13-edouard-brasey-881371-2013-02-03#main-content</a></p>
<p>et à lire à ce sujet l&#8217;article du Figaro suivant: <a href="http://http://www.lefigaro.fr/le-live/2013/02/11/03018-20130211ARTFIG00623-benoit-xvi-le-pape-au-c339ur-d-un-thriller.php" target="_blank">http://www.lefigaro.fr/le-live/2013/02/11/03018-20130211ARTFIG00623-benoit-xvi-le-pape-au-c339ur-d-un-thriller.php</a></p>
<h2>L&#8217;auteur de science-fiction Édouard Brasey vient de publier un livre  qui présente d&#8217;étranges coïncidences avec l&#8217;actualité du Vatican.  Entretien.</h2>
<p><img src="http://www.lefigaro.fr/icones/coeur-.gif" border="0" alt="" /></p>
<p>Ancien journaliste reconverti dans l&#8217;écriture de romans  fantastiques, Édouard Brasey n&#8217;a pas renoncé à flairer le scoop. Il a  même devancé la réalité puisqu&#8217;il a publié début janvier un livre  prophétisant la plupart des remous que le Vatican vient de vivre, des  révélations du Vatileaks jusqu&#8217;aux chamboulements induits par la  démission de Benoît XVI. <em>Le Dernier pape</em> est un thriller publié  en janvier mais écrit au cours de l&#8217;été 2011. La trame? Les manigances  d&#8217;un cardinal pour prendre la place de l&#8217;actuel Pape.</p>
<div><img src="http://www.lefigaro.fr/medias/2013/02/11/4d87a7fc-7479-11e2-aea1-bb08cea129e7-150x200.jpg" border="0" alt="Édouard Brasey, l'auteur du livre qui colle étrangement à la réalité." /><br />
Édouard Brasey, l&#8217;auteur du livre qui colle étrangement à la réalité.</div>
<p><strong>LE FIGARO &#8211; <em> </em>En quoi la démission du pape confirme ce que vous aviez prévu dans <em>Le dernier pape</em>? Jamais dans votre fiction le Pape ne renonce à ses fonctions. </strong></p>
<p><strong>Édouard Brasey</strong> &#8211; Le Pape ne démissionne effectivement pas dans mon livre même s&#8217;il est  presque à l&#8217;agonie. Il fait en revanche une allocution depuis la  terrasse du Vatican où il promet une refonte des principes de l&#8217;Église.  J&#8217;ai écrit ce livre en 2011 en imaginant des scandales qui ont par la  suite été confirmés par <a href="http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2012/12/22/97001-20121222FILWWW00352-vatileaks-benoit-xvi-gracie-son-ex-majordome-condamne-a-18-mois-de-prison.php">l&#8217;affaire Vatileaks de mai 2012</a>.  J&#8217;entends par là, toutes les affaires de corruption, le blanchiment  d&#8217;argent, les viols et la pédophilie qui entachent la crédibilité de  l&#8217;Église de Rome. La réalité rattrape encore la fiction aujourd&#8217;hui  parce que même si le Pape vient de démissionner pour des raisons de  santé, je pense que c&#8217;est aussi parce qu&#8217;il a pris conscience du besoin  de réforme. N&#8217;ayant pas la force physique et psychologue pour s&#8217;y  attaquer, il préfère laisser le soin à son successeur d&#8217;accomplir cette  lourde tâche.</p>
<p><strong>Ne regrettez-vous pas d&#8217;avoir clairement écrit l&#8217;histoire de sa démission?</strong></p>
<p>Je  ne suis pas voyant! Mais comme je vous l&#8217;ai expliqué, le Pape que j&#8217;ai  imaginé est tellement vieux qu&#8217;il ne pourra pas réformer lui-même  l&#8217;Eglise.</p>
<p><strong>Où avez-vous puisé l&#8217;inspiration nécessaire pour imaginer un tel scénario?</strong></p>
<p>Dans  la réalité. Par exemple, en 1978 le Pape avait déjà tenté de réformer  l&#8217;Église. Jean-Paul Ier avait été nommé mais son règne n&#8217;a duré pas duré  longtemps puisqu&#8217;il est décédé 33 jours plus tard. Comme par hasard,  c&#8217;était la veille du jour où il devait signer la destitution du  président de la banque du Vatican. Des doutes sur la nature réelle de sa  mort persistent mais sont pourtant impossibles à vérifier. Il faut en  effet savoir que lorsque le chef pontifical meurt, aucun médecin  n&#8217;intervient pour constater l&#8217;arrêt du cœur. C&#8217;est le cardinal  camerlingue qui constate le décès. Il n&#8217;y a donc eu aucune enquête  policière menée pour éclaircir les doutes.</p>
<p><strong>Vous vous êtes également inspiré de vieilles prophéties.</strong></p>
<p>Tout  à fait. La prophétie des Malachie qui date du 15e siècle par exemple.  Elle explique que Benoît XVI sera le dernier. Ce qui veut dire que son  départ pourrait marquer la fin de l&#8217;Église de Rome. J&#8217;ai lié cette  histoire à la prophétie du troisième secret de Fatima. Dans un petit  village du Portugal, trois adolescentes ont eu une révélation au début  du XXe siècle. Lucie, l&#8217;une des enfants, a eu la vision d&#8217;un pape  traversant une ville ruinée et qui finit assassiné par un soldat. C&#8217;est  peut-être ce qui attend le prochain Pape s&#8217;il ne réforme pas son  institution: des ruines.</p>
<p><strong>Lorsqu&#8217;il a été élu en 2005,  Benoît XVI a déclaré: «J&#8217;ai du mal à comprendre comment le Seigneur a pu  penser à moi, me destiner à ce ministère, mais je l&#8217;accepte de ses  mains même si cela me paraît au-delà de mes forces.» Cela ne vous-a-t-il  pas mis la puce à l&#8217;oreille?</strong></p>
<p>Presque tous les papes  élus récemment ont ressenti la démesure de ce qui les attendait. Ils  prennent conscience que la destinée spirituelle de tous les catholiques  est remise entre leurs mains.</p>
<p><strong>Considérez-vous donc que  la science-fiction est un atout pour mettre en relief les  dysfonctionnements d&#8217;institutions aussi impénétrables que le Vatican?</strong></p>
<p>Oui  parce qu&#8217;il y avait des zones d&#8217;ombre qu&#8217;il m&#8217;aurait été impossible de  révéler sans le recours à la fiction. Mais j&#8217;ai quand même été  journaliste pendant une dizaine d&#8217;années. J&#8217;ai donc conservé le réflexe  de me documenter avec précision, puis de recouper les informations. J&#8217;ai  ainsi transposé ce qui est vrai &#8211; souvent des faits réels peu connus du  grand public &#8211; à la fiction pour faire émerger une histoire. J&#8217;ai  ensuite poussé les faits dans leurs conséquences les plus fortes. C&#8217;est  ainsi que le romancier peut précéder le travail du journaliste.</p>
<p><strong>Et avez-vous prophétisé la suite?</strong></p>
<p>Je  pense que lorsque Benoît XVI a pris cette décision, il a aussi fait en  sorte de désigner un successeur potentiel parmi les cardinaux qui  peuvent être nommés. Je suis donc relativement positif quant à la  capacité du futur Pape de prendre en compte le besoin de réforme. Et de  fait, que l&#8217;Église de Rome survive à tous les scandales qui l&#8217;ont  secouée sous Benoît XVI.</p>
<p><a href="http://livre.fnac.com/a4770921/Edouard-Brasey-Le-dernier-pape?Origin=PA_EVENE_CULT">» Commandez<em> Le dernier pape </em>d&#8217;Édouard Brasey (éditions Télémaque) sur Fnac.com:</a></p>
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		<title>Le Dernier pape, thriller ésotérique</title>
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		<pubDate>Wed, 12 Dec 2012 16:23:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Edouard</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rome, Circus Vaticanus, 65 après Jésus-Christ

Lorsqu’il sentit les clous s’enfoncer dans les paumes de ses mains et ses os se briser en un craquement sec, Pierre poussa un cri d’extase.
- Seigneur ! Je serai bientôt près de toi !
Au pied de la colline vaticane, la septième colline de Rome, le cirque de Néron était écrasé de chaleur. C’était jour de crucifixion, et des centaines de corps disloqués, couverts de plaies à vif, se tordaient en de grotesques postures sur des gibets de bois. Les hurlements de souffrance se répercutaient contre les murs d’enceinte, puis s’achevaient en plaintes lorsque la force abandonnait ces pantins désarticulés. Se trouvaient là, pêle-mêle, des étrangers, des esclaves, des brigands, des voleurs, des parjures et des chrétiens. La lie de l’humanité, vouée à une fin douloureuse et dégradante, liée et clouée à des poteaux par des esclaves armés de maillets.
Sous leurs cuirasses et leurs casques de fer recouverts d’argent, deux légionnaires romains transpiraient à grosses gouttes sous le feu de l’implacable soleil romain. Appuyés sur leurs boucliers de bois recouverts de cuir et leurs javelots alourdis de plombs, ils assistaient sans états d’âme à la crucifixion du vieillard allongé sur sa croix de bois.
- Qui c’est, celui-là ? demanda le premier en essuyant d’un revers de main son visage huilé de sueur. Il semble prendre plaisir à sa torture.
- C’est un étranger, répondit l’autre. C’est pour cela que notre préfet Agrippa l’a condamné à l’humiliation de la croix. Seuls les citoyens romains ont le privilège d’être décapités. La mort est instantanée, tandis que là…
Il rit grassement puis cracha par terre. Le jet de salive emperlé de mucus vint s’écraser sur le sol déjà souillé de sang, d’urine et d’excréments.
- Oui, ça peut durer des heures, reprit le premier. Et nous, on doit y assister jusqu’au bout…
- Eh oui, qui sait ? Il pourrait se détacher de sa croix et s’envoler dans les airs, comme ce fameux Simon le magicien !
Les deux légionnaires s’esclaffèrent bruyamment, tandis que les clous perçaient les chevilles de Pierre, faisant surgir des esquilles pointues de la chair tuméfiée.
- Seigneur ! Cette fois-ci je ne te renierai pas ! Je te suivrai jusqu’au bout !
- A qui il parle ? reprit le premier légionnaire. C’est peut-être un esclave qui appelle son maître ?
- Non, c’est sûrement l’un de ces chrétiens qui refusent de rendre le culte impérial aux dieux pour adorer ce soi-disant prophète crucifié à Jérusalem il y a trente ans.
- Oui, j’en ai entendu parler. Un certain Jésus de Nazareth, je crois. Ses disciples sont des illuminés, des fanatiques. C’est eux qui ont mis le feu à Rome l’année dernière. Ils croient en une obscure prophétie égyptienne qui dit que l’apparition d’une nouvelle étoile dans le ciel est le signe de la chute prochaine de la « grande et mauvaise ville », la « Babylone » moderne. 
- Je m’en souviens comme si c’était hier. L’incendie a duré neuf jours et neuf nuits. Sur les quatorze quartiers de Rome, onze ont été entièrement détruits. Tout ça à cause d’une stupide superstition. Heureusement, notre empereur Néron a ordonné un juste châtiment des chrétiens à l’origine du désastre…
Le premier légionnaire jeta un regard noir vers le crucifié.
- Il n’a donc que ce qu’il mérite. Ces chrétiens sont de vrais criminels, obsédés par des croyances morbides. Comment peuvent-ils vénérer un dieu déjà mort, et mort dans l’abjection de la croix, qui plus est ?
- Ils croient qu’il n’est pas mort. Ou plus exactement, il serait mort avant de ressusciter trois jours plus tard. On a retrouvé son tombeau vide…
- Tu parles ! Tout le monde sait que son corps a été volé par ses disciples. Tiens, ça ne m’étonnerait pas que ce vieux-là en fasse partie. Il a l’âge d’avoir connu le prétendu prophète. Et il a l’air tellement  d’y croire !
Le visage de Pierre grimaçait de douleur. Un filet de bave suintait de ses lèvres sèches et coulait sur sa barbe jaunie. Son corps nu, amaigri par les jeûnes, lacéré par les lanières de fouets lestées de plomb, ensanglanté comme viande de boucherie, tressaillait sous la morsure du soleil et le harcèlement des mouches enivrées. Il écarquilla ses yeux noirs comme le jais et se mit à éructer des imprécations :
- Babylone corrompue ! Grande prostituée ! Putain de Caligula et de Néron ! Rome, je te maudis ! Tu finiras brûlée dans les flammes de l’Enfer ! Le lieu de mon supplice sera à jamais damné, et subira pour les siècles des siècles le joug des tyrans et des ennemis du Christ !
- Qu’est-ce qu’il lui prend ? Il délire ? s’inquiéta le premier légionnaire. Je vais le calmer, l’animal !
De la pointe de son javelot il tisonna le corps de l’apôtre, comme s’il remuait une bûche, arrachant au supplicié de nouveaux cris de douleurs.
- Peut-être qu’il prophétise, répondit le second. Pour moi, c’est du pareil au même… C’est comme pour l’incendie de Rome. Si on le laissait faire, il serait prêt à recommencer…
Pierre hurlait de plus belle, saisi de convulsions sous les coups du légionnaire qui lui lardait les flancs. 
- Seigneur, je me rappelle tes paroles : « Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon église. » Dans mon orgueil de pécheur, j’ai cru être la pierre d’angle de cette église. Je me trompais… 
En proie à la fièvre et au vertige, il se mit à balbutier des phrases à peine audibles, la gorge embarrassée de sang et de bile. 
- Ton église… Elle n’est pas de ce monde… Les hommes sont indignes de te servir. Les hommes sont des bêtes… Des bêtes assoiffées de sang, de haine et de violence. 
Il eut un hoquet et cracha un flot de sang. Mais il continuait malgré tout à vaticiner.
- S’ils bâtissaient une église en ton nom… Elle deviendrait la proie des démons…
Puis il rassembla ses forces déclinantes pour lancer des imprécations d’une voix forte.
- Écoutez les derniers mots de Pierre, le disciple du Christ : « A la fin des temps, une étoile de feu tombera du ciel sur la ville maudite et la colline vaticane. Rome périra dans les flammes, et ce sera la fin du monde ! »
- Il faut le faire taire ! gronda le premier légionnaire. Le bonhomme est si vieux qu’il n’a plus toute sa tête. Un autre coup de javelot au côté et on sera tranquilles.
- Non, laisse-le divaguer… Il est fou mais il m’amuse. La plupart des crucifiés se contentent de pleurer et de se plaindre. Lui, au moins, il a de la conversation, même si je ne comprends rien à ses paroles. Voir des gens agoniser et mourir, c’est amusant au début, mais ça devient vite ennuyeux… Un peu de distraction ne nous fera pas de mal.
Les esclaves avaient fini de clouer Pierre sur sa croix. Ils s’appliquaient à présent à dresser la potence afin de l’enfoncer verticalement dans le sol. Mais sitôt qu’il fut debout, le disciple du Christ fut prit de tremblements et s’écria d’une voix affolée :
- Non ! Il ne faut pas… A travers moi, c’est le Seigneur que vous crucifiez une seconde fois ! Il ne faut pas !
- Il faudra bien que tu y passes, pourtant ! le sermonna le premier légionnaire. La croix ! C’est le châtiment que tu mérites !
Il cracha au visage de Pierre qui grimaçait de douleur.
- Si vous me crucifiez… Crucifiez-moi à l’envers… La tête en bas. Pierre a choisi de marcher dans le Ciel, non sur la terre… Le lieu de mon supplice… boira mon sang… non mon âme. 
Interloqués par cette étrange supplique, les bourreaux se tournèrent vers les deux légionnaires romains, chargés de surveiller leur besogne. Les hommes cuirassés se concertèrent à mi-voix.
- Quelle est cette nouvelle lubie ? Être crucifié la tête en bas ? Je n’ai jamais rien entendu de pareil. Et le règlement ?
- Le règlement ordonne que les étrangers, les esclaves condamnés et les chrétiens doivent être crucifiés jusqu’à ce que mort s’ensuive, il ne précise pas dans quel sens ils le seront. Pourquoi ne pas accorder cet ultime plaisir à notre ami ? D’ailleurs, je suis sûr que ce raffinement sera au goût de notre empereur Néron.
Le légionnaire tendit le bras, pouce en l’air, puis le retourna vers le sol, intimant l’ordre aux esclaves de renverser la croix de Pierre. Ces derniers s’exécutèrent avec de grands ahans. La tête du crucifié frôlait à présent la boue du cirque, couverte de sang, d’urine et d’excréments, mais ses yeux contemplaient le ciel. Ses lèvres remuaient, mais aucun son ne sortait de sa bouche. La position dans laquelle il se trouvait oppressait ses poumons et le condamnait à une lente asphyxie. Une bave blanchâtre mêlée de mucus et de filaments de sang s’échappait de ses lèvres craquelées et venait noyer ses yeux vitreux dont les vaisseaux avaient éclatés.
- Je me demande ce qu’il a bien pu vouloir dire, tout à l’heure, avec son histoire d’église bâtie sur une pierre, questionna l’un des légionnaires. Tu crois qu’il parlait d’une sorte de temple, ou bien d’une tombe ? On dit que les chrétiens se recueillent sur le tombeau de Jésus, à Jérusalem. Est-ce qu’ils pourraient faire de même avec notre bonhomme ?
- Tu sais bien que c’est impossible, répondit l’autre. Les corps des crucifiés ne sont pas enterrés. Leurs dépouilles sont livrées aux rapaces et aux animaux sauvages, ou bien sont brûlées à la nuit tombée. Leurs ossements et leurs cendres sont jetés dans le Tibre. 
Le légionnaire donna un coup de pied à une pierre qui roula dans la fange fétide du cirque.
- Non, tu n’as pas à t’inquiéter à son sujet : d’ici quelques heures, il ne restera rien de ce malheureux, et on oubliera tout de lui, jusqu’à son nom. Et le cirque de Néron n’abritera jamais ni son tombeau, ni son église. Mais nous irons tout de même rapporter à l’empereur les étranges paroles de ce pauvre fou. On ne sait jamais. Peut-être qu’il y accordera plus d’importance que nous autres…
Le visage de Pierre commençait à enfler, du fait de la pression sanguine. Ses yeux pleuraient des larmes et du sang. Il urina, et le liquide chaud et acide coula sur ses plaies à vif, attisant le feu de sa douleur. D’une voix étouffée, il marmonna une dernière fois sa terrible prophétie :
- « A la fin des temps… une étoile de feu tombera du ciel sur la ville maudite et la colline vaticane… Rome périra dans les flammes… et ce sera la fin du monde ! »
Puis il rendit l’esprit et remit son âme au Seigneur.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="sticky_post"><p style="text-align: center;"><strong><span style="color: #ffffff;">L</span>LE DERNIER PAPE<a rel="attachment wp-att-1089" href="http://edouardbrasey.com/romans/le-dernier-pape-thriller-dedouard-brasey/attachment/le_dernier_pape_317x215_2-indd-10/"><img class="alignright size-medium wp-image-1089" title="LE_DERNIER_PAPE_317x215_2.indd" src="http://edouardbrasey.com/wp-content/uploads/4e_LE_DERNIER_PAPE-rvb-100-dpi5-202x300.jpg" alt="" width="202" height="300" /></a></strong></p>
<p style="text-align: center;">thriller contemporain ésotérique d&#8217;Edouard Brasey aux Editions Télémaque</p>
<p style="text-align: center;">publié le 3 janvier 2013</p>
<p style="text-align: center;"><strong> Ce roman, publié le 3 janvier 2013 chez Télémaque dans une  version entièrement revue et corrigée, a fait l&#8217;objet d&#8217;une  prépublication en version numérique Amazon kindle de fin mars à fin juin  2012 sous le titre LA PROPHETIE DE PIERRE, générant 3000  téléchargements en trois mois.<br />
</strong></p>
<p><strong><em>APRÈS 15 JOURS DE PUBLICATION NUMERIQUE, CE ROMAN S&#8217;EST HISSE A  LA 2e PLACE DES MEILLEURES VENTES DE THRILLERS ET A LA 8e PLACE DES  MEILLEURES VENTES DE LITTÉRATURE SUR AMAZON.C&#8217;EST LA PREUVE QUE L&#8217;ON  PEUT FAIRE UN BEST-SELLER EN LIVRE NUMÉRIQUE! </em><br />
</strong></p>
<p><strong>UN THRILLER HALETANT, MÊLANT INTRIGUES MYSTÉRIEUSES, UNIVERS  ÉSOTÉRIQUES, CRIMES RITUELS ET SANGLANTS, COMPLOTS MONDIAUX ET MENACE DE  FIN DU MONDE.</strong></p>
<p><strong><span id="more-1066"></span><a rel="attachment wp-att-1072" href="http://edouardbrasey.com/romans/le-dernier-pape-thriller-dedouard-brasey/attachment/le_dernier_pape_plat2_100dpi-2/"><img class="alignleft size-medium wp-image-1072" title="LE_DERNIER_PAPE_plat2_100dpi" src="http://edouardbrasey.com/wp-content/uploads/LE_DERNIER_PAPE_plat2_100dpi1-202x300.jpg" alt="" width="202" height="300" /></a></strong></p>
<p>Ce thriller se déroule sur trois jours, sur fonds d&#8217;Apocalypse  annoncée: un astéroïde géant se précipite sur la Terre et plus  spécialement sur Rome, et menace de détruire la cité du Vatican.<br />
L’Église catholique romaine est menacée par un autre danger: le pape est  mourant, et celui qui est donné favori pour prendre sa place est un  cardinal corrompu inféodé à des puissances secrètes internationales qui  cherchent à prendre le contrôle du monde au sein du N.O.M., le Nouvel  Ordre Mondial. La &#8220;lumière nouvelle&#8221; annoncée par l&#8217;astéroïde baptisé  LUCIFER, semble ouvrir la voie au règne de l&#8217;Antéchrist, comme  l&#8217;annoncent les antiques prophéties de Malachie, de Fatima ainsi qu&#8217;une  mystérieuse prophétie énoncée par l&#8217;apôtre Pierre au moment de sa  crucifixion sur la colline vaticane sous le règne de Néron.<br />
A partir de cette trame qui rejoint étrangement l&#8217;actualité la plus  brûlante concernant les scandales récents de la Banque du Vatican et les  intrigues accompagnant la fin de règne de Benoit XVI, l&#8217;auteur nous  propose un thriller réaliste, avec des personnages hauts en couleurs,  des complots au sein du Vatican, des courses poursuites dans les  catacombes de Rome, des crimes sanglants avec crucifixions la tête en  bas, des affrontements entre ordres secrets, etc.<br />
Ce thriller nous invite à réfléchir sur le monde actuel, car tout ce qui  est décrit au sein de l&#8217;action est très documenté et le scénario  catastrophe proposé est plausible. On finit par se poser la question: Et  si tout cela était vrai?</p>
<p>En librairie le 3 janvier 2013, aux Éditions Télémaque.</p>
<p><em>Rome, 65 après Jésus-Christ</em>. L’apôtre Pierre, crucifié à  l’envers, lance une terrible malédiction avant de mourir : « A la fin  des temps, une étoile de feu tombera du ciel sur la ville maudite et la  colline vaticane. Rome périra dans les flammes, et ce sera la fin du  monde ! » Cette « Prophétie de Pierre », transcrite sur un parchemin par  les légionnaires de l’empereur Néron, est conservée depuis des siècles  par un ordre monastique secret, l’Ordre des Fidèles du Prêtre Jean, se  réclamant du souverain légendaire d’un royaume utopique remontant aux  Croisades, dans le but d’instaurer sur terre un règne de paix et une  religion œcuménique.</p>
<p><em>Époque contemporaine, dans un proche avenir</em>. Un astéroïde  géant, baptisé « Lucifer », découvert par le Centre aérospatial du  Vatican situé en Arizona grâce à un télescope géant également nommé  « Lucifer », risque de s’écraser sur Rome dans les trois jours.</p>
<p>Le pape est mourant. Il est considéré comme le dernier pape de la  chrétienté selon les Prophéties de Malachie et le Troisième secret de  Fatima, qui annoncent le règne proche de l’Antéchrist.</p>
<p>Le cardinal secrétaire général Annibal Pantalucci, donné favori pour  le prochain conclave, est secrètement un adepte de Lucifer, impliqué  dans un consortium politico-financier international, le N.O.M., ou  Nouvel Ordre Mondial. Il cherche à détruire le manuscrit de la Prophétie  de Pierre afin de préserver la suprématie de l’Église catholique  romaine dont il espère être le chef.</p>
<p>Michel Ardent, astrophysicien et moine de l’Ordre des Fidèles du  Prêtre Jean, est retrouvé crucifié la tête en bas dans une cathédrale du  Vaucluse par les Croisés noirs, bourreaux à la solde du cardinal  Pantalucci. Chargé de l’enquête, l’inspecteur Antoine Dupin, policier de  la Brigade criminelle spécialisé dans les crimes rituels, suspecte  Stéphane Clément, ami d’enfance de Michel Ardent et membre du GEIPAN,  organisme étudiant les phénomènes aérospatiaux inexpliqués.</p>
<p>Alerté par un message secret, Michel s’envole pour Rome pour  retrouver la Prophétie de Pierre avant que le cardinal Pantalucci ne la  détruise. L’inspecteur Dupin se lance sur leurs traces. Mais le temps  presse : l’astéroïde géant se rapproche dangereusement de la terre et  risque de provoquer la fin du monde annoncée par l’apôtre Pierre dans sa  prophétie.</p>
<p>Menace de catastrophe universelle liée à la chute d’un astéroïde  géant… Prophéties secrètes… Complot international… Corruption et quête  du pouvoir absolu… Fin de règne au Vatican… Adeptes de Lucifer au sein  de l’Église et des consortiums économiques et financiers… Assassinat de  papes… Crimes rituels et crucifixions à l’envers… Courses-poursuites  dans les souterrains de Rome… Tels sont les principaux ingrédients de ce  thriller contemporain dont la fiction colle de près à la réalité. Et si  tout était vrai ?</p>
<p><strong>L’auteur</strong> :</p>
<p>Édouard Brasey est un romancier et auteur réputé des univers merveilleux et fantastiques (70 ouvrages), dont <em>La Petite Encyclopédie du merveilleux</em>, Prix spécial du jury Imagines d’Epinal 2006 et Prix Claude Seignolle de l’Imagerie 2006, <em>La Malédiction de l’anneau</em> (Belfond, 2010) trilogie romanesque récompensé par le Prix Merlin 2009 et <em>Les Lavandières de Brocéliande</em> (Calmann-Lévy, 2012)</p>
<p><strong>illustration de couverture: Christel Michiels www.christelmichiels.com</strong></p>
<p><strong>Extraits de presse</strong> :</p>
<p>« Ré-enchanter le monde : cette formule pourrait définir, mieux qu&#8217;un long discours, l&#8217;entreprise engagée ici. » <em>Le Monde des livres</em></p>
<p><em> </em></p>
<p>« Édouard Brasey est un grand spécialiste du genre. » <em>Le Figaro</em></p>
<p><strong>Avis de lecteurs:</strong><em> </em></p>
<div>
<div>5.0 étoiles sur 5          <strong>Un excellent roman!</strong>, 6 avril 2012</div>
<p>Un roman excessivement bien documenté! GEIPAN, Royaume du prêtre  Jean,  tout existe!L&#8217;articulation autour du Vatican est bien ficelée.Un  bon  moment, un écrivain à découvrir!Et ce qui ne gâche rien un prix  Kindle  enfin correct.</p>
<div>
<div>5.0 étoiles sur 5          <strong>A lire sans délai !</strong>, 2 avril 2012</div>
<p>Je ne rajouterai rien au commentaire de BAUREAL qui a tout dit  et  très bien résumé. Je ne connaissais pas cet auteur et j&#8217;ai adoré ce   livre.Si tous ses livres sont de la même trempe je les lirai tous !Merci   Mr Brasey pour le bon moment de lecture que vous m&#8217;avez offert !</p>
</div>
</div>
<p><a name="R2SYTIAQVH6OPO" href="http://www.blogger.com/blogger.g?blogID=1689609106023467530"></a></p>
<div>5.0 étoiles sur 5          <strong>UN THRILLER QUI DONNE DES CLÉS POUR COMPRENDRE LES PEURS DE 2012</strong>, 23 mars 2012</div>
<p>Ce thriller passionnant se déroule sur trois jours, à partir du 13   décembre 2012, jour de la Saint Lucie, sur fonds d&#8217;Apocalypse annoncée:   un astéroïde géant se précipite sur la Terre et plus spécialement sur   Rome, et menace de détruire la cité du Vatican.<br />
L’Églisecatholique  romaine est menacée par un autre danger: le pape est  mourant, et celui  qui est donné favori pour prendre sa place est un  cardinal arriviste  inféodé à des puissances secrètes internationales  qui cherchent à  prendre le contrôle du monde au sein du N.O.M., le  Nouvel Ordre Mondial.  La &#8220;lumière nouvelle&#8221; annoncée par l&#8217;astéroïde  géant, baptisé LUCIFER,  semble ouvrir la voie au règne de l&#8217;Antéchrist,  comme l&#8217;annoncent les  antiques prophéties: prophéties de Malachie,  prophéties de Fatima et &#8211;  c&#8217;est là une originalité du roman &#8211; une  mystérieuse prophétie énoncée  par l&#8217;apôtre Pierre au moment de sa  crucifixion sur la colline vaticane  sous le règne de Néron.<br />
A partir de cette trame angoissante, l&#8217;auteur  nous propose un thriller  très enlevé, avec des personnages hauts en  couleurs, des complots au  sein du Vatican, des courses poursuites dans  les catacombes de Rome,  des crimes sanglants avec crucifixions la tête  en bas, des  affrontements entre ordres secrets, etc.<br />
Ce thriller se  lit d&#8217;un seul jet, sans temps mort, et nous invite à  réfléchir sur le  monde actuel, car tout ce qui est décrit au sein de  l&#8217;action est très  documenté et le scénario catastrophe proposé est  plausible. On finit par  se poser la question: Et si tout cela était  vrai?<br />
La réponse ne saurait tarder, d&#8217;ici la fin de 2012.<br />
A lire absolument avant la fin du monde.</p>
<p>Chronique sur le site nonoblog (thrillers, polars&#8230;): <a href="http://nonoboutik.blogspot.fr/p/polars-thriller-2012.html" target="_blank">http://nonoboutik.blogspot.fr/p/polars-thriller-2012.html</a></p>
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		<title>Les Loups de la Pleine Lune, roman bit-lit</title>
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		<pubDate>Wed, 17 Oct 2012 16:28:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Edouard</dc:creator>
				<category><![CDATA[Les Loups de la Pleine Lune]]></category>
		<category><![CDATA[Romans]]></category>
		<category><![CDATA[bit-lit]]></category>
		<category><![CDATA[Edouard Brasey]]></category>
		<category><![CDATA[fantastique]]></category>
		<category><![CDATA[loup-garou]]></category>
		<category><![CDATA[vampire]]></category>

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		<description><![CDATA[Journal de Raoul Folerrand

Lundi 8 novembre 1897

Première nuit de la pleine lune

 

 

Un calvaire de pierre, surmonté d’une croix, marquait la fin du monde civilisé.

Au-delà, la forêt affirmait ses droits. Quiconque osait s’aventurer dans le labyrinthe de ses futaies courait le risque de s’y perdre à jamais. Sitôt la limite franchie, une étrange signalisation prenait le relais, au sens ignoré des hommes. La forêt sauvage fourmillait d’indices renvoyant à des mémoires perdues, enfouies tout au fond du subconscient de la terre. Rendue à sa barbarie originelle, la forêt inhumaine redevenait le domaine des fées, des elfes et des divinités sylvestres. Les dieux perdus s’y étaient réfugiés, Pan, Diane, Hécate, entourés de tout un peuple de nymphes, de dryades, de faunes, de sylvains, de satyres et de silènes. Ces êtres imperceptibles régnaient sans partage sur des hectares de bois et d’étangs où l’homme n’était toléré que de passage, à ses risques et périls. Car les dieux, même perdus, même oubliés, aiment à assouvir leurs caprices sur d’innocentes victimes humaines égarées sur leurs terres.

J’avais dépassé le calvaire sans y prendre garde, et continuais mon chemin comme si de rien n’était, emporté par le rythme alerte de mes pas et la pente douce du sentier au long duquel je n’avais qu'à me laisser glisser, le cœur empli d’un intense sentiment d’harmonie et de fusion avec la nature.

A la croisée des chemins, en amont, j’avais tout naturellement emprunté le layon sablonneux qui serpentait au travers du maillage serré que formait un bouquet de bouleaux blancs et gris aux frondaisons d’argent, au mépris de l’avertissement symbolisé par le calvaire. Je n’avais cure de m’écarter du droit chemin. Les voies buissonnières avaient ma préférence et, au moment où je m’engouffrai aussi résolument dans le chemin de ma perdition, je me jugeais au comble du bonheur.

Cette intrusion dans le secret de la grande forêt eut lieu un jour d’automne de l’année 1897. Le randonneur téméraire que j’étais avait dix-sept ans à peine. J’étais insouciant de la gravité des conséquences qui découleraient bientôt de ma transgression forestière, tout comme j’étais insouciant du poids du havresac qui pendait à mes épaules, de l’inconfort des lourds brodequins de cuir qui comprimaient mes orteils et du climat bruineux et maussade au sein duquel je me mouvais avec tant d’enjouement.

Mon nom était Raoul Folerrand, et je venais de Bourgogne. Les vendanges avaient été abondantes cette année. Je m’étais usé les reins dans les vignes rouges et j’avais dansé des jours entiers dans la boue de raisin du fouloir. Puis on avait tiré le vin nouveau.

Après les habituelles bacchanales qui célèbrent la fin des vendanges, j’avais décidé de m’accorder une longue randonnée de plusieurs jours dans les lointaines forêts de Sologne. J’avais bouclé mon havresac, enfilé mes chaussures de marche, puis je m’étais élancé sur les chemins en sifflotant. J’étais jeune et ignorais encore tout de ma mort. J’avais dix-sept ans et me croyais éternel.

A pleins poumons, j’inspirais l’air chargé d’humus corrompu et d’effluves de champignons. Pour un peu, j’aurais entonné quelque chanson de marche, mais je préférais bercer mon allure du froissement des feuilles mortes que ma puissante foulée dispersait au passage.

Il me fallut encore trois bonnes heures avant de m’avouer que je m’étais égaré. Je m’étais enfoncé dans d’épais taillis de bouleaux, de saules et de pins dont je ne trouvais plus l’issue. A la forte odeur de putréfaction qui me prit aux narines, je devinai que des marais étaient proches, dans l’ombre desquels je craignais de m’enliser. Une brume sournoise levait lentement du sol et brouillait les contours du paysage. Au-dessus des futaies, le ciel s’était pommelé d’épais nuages et virait au noir. Un profond roulement de percussions retentit au loin. Au vent subit qui s’engouffra au couvert du sous-bois, ébouriffant les bruyères, éparpillant les feuilles mortes disposées en mosaïques brunes et débusquant de leurs cachettes de gros lièvres rouges qui filaient entre les jambes comme des traits de sang, je sentis l’imminence de l’orage. Le ciel à présent était d’encre. Chahutés par le vent, les bouleaux ressemblaient à des spectres surgis du néant, entrechoquant leurs bras blancs pour effrayer les passants attardés. Un profond mugissement s’échappait de leurs troncs tendus comme les cordes d’une gigantesque harpe sur laquelle le vent venait jouer de ses doigts invisibles. En l’espace de quelques minutes, la forêt d’automne blanche et dorée s’était métamorphosée en un enfer noir où hurlaient les dieux perdus, assoiffés d’offrandes et de sacrifices.

J’avais accéléré le pas, poussé et chassé par ce grand vent d’orage. Une goutte vint s’écraser sur mon front, bientôt suivie d’une autre. C’était une pluie grasse qui s’écoulait du ciel comme d’un organisme malade. Un nuage creva et toute cette eau accumulée se déversa sur moi en torrents nauséeux. Je me mis à courir dans la nuit, malgré le havresac qui me battait les flancs et les brodequins à semelles ferrées qui alourdissaient mes jambes. Dans ma hâte, je trébuchai dans un bouquet de fougères et m’étalai de tout mon long dans la fange d’un marécage.

Assommé par ma chute, je demeurai un long moment ainsi, le nez dans l’eau croupie, le corps transi de froid. Lorsque je me relevai, encore à demi inconscient, le spectacle qui s’offrit à mes yeux me parut tellement étrange que je me crus la victime d’une hallucination provoquée par mon évanouissement.

Le voile noir des nuages s’était déchiré pour laisser apparaître le disque parfaitement rond et lisse de la pleine lune, dont le reflet blanc se réverbérait dans l’eau noire d’un lac brouillée par la pluie. Dans la clarté lunaire se profilait, sur l’autre berge du lac, la silhouette d’un cavalier tout habillé de noir, juché sur un cheval uniformément blanc qui, la tête penchée à fleur d’eau, semblait boire le reflet de la lune. Le cavalier tira sur les rênes de l’animal et le talonna au ventre pour le mettre au galop. Le cheval rua, faisant glisser le capuchon qui masquait la figure de son maître. Un bref instant, je crus qu’entre la lune et son reflet dans l’eau un troisième astre venait de se lever dans la nuit. Car le visage du cavalier était d’une blancheur surnaturelle, que renforçait encore une chevelure d’un roux flamboyant. Mais le cheval avait déjà pris son envol en emportant l’apparition derrière le rideau des arbres.

Je me dressai, trempé jusqu’aux os, puis m’ébrouai pour laisser s’écouler le trop plein d’eau qui s’était emmagasiné sous mes vêtements. L’orage s’était calmé aussi vite qu’il était venu, abandonnant derrière lui une pluie fine et glacée. Je grelottais de froid, et la boue spongieuse et malodorante qui maculait mes vêtements et mon visage m’avait fait perdre toute apparence humaine. Je ressemblais à un épouvantail raidi par le gel, ou encore à une statue de glaise mal dégrossie, à laquelle un démiurge aurait insufflé la vie en lui soufflant dans les narines. J’étais un golem surgi de la fange du marécage.

Ah ! Je n’étais plus fier, ainsi, couvert de vase et de limon ! Je ne songeais plus à chanter, à humer les senteurs forestières ou à trotter par les sentines. Je n’étais plus qu’un petit animal perdu dans la grande forêt. J’étais sale. J’avais froid. J’avais faim et je me sentais épuisé par ma longue marche. Qu’allais-je faire à présent ? Je n’en savais rien. Je ne parvenais plus à penser avec lucidité. Tous les efforts que je faisais pour me concentrer sur mon sort étaient balayés par une seule et unique vision : celle de l’étrange cavalier au visage de lune et aux cheveux de feu qui avait traversé le paysage avec l’irréalité fugace d’une étoile filante.

Mû par une force d’attraction qui me dépassait, l’être de chair et de glaise mêlées que j’étais devenu reprit son errance nocturne. Mais à présent cette errance avait un but, tout au moins une quête. A pas lents et encore mal assurés, je contournai le lac et m’enfouis dans la forêt à l’endroit précis où, tout à l’heure, s’était évaporée la vision couleur de lait et de sang.

 

*

 

De loin on aurait dit un gros animal assoupi sur ses pattes. Une sorte de lion géant, ou un sphinx à l’affût, prêt à dévorer quiconque passerait devant lui en omettant de résoudre ses énigmes. En approchant davantage, on s’apercevait que le sphinx n’était qu’un château, ou plus exactement un gros manoir flanqué de deux tourelles d’angles. Aucune lumière ne filtrait au travers des fenêtres à meneaux et un profond silence enveloppait la bâtisse qui paraissait inhabitée. La toiture à demi écroulée et la façade envahie de lierre confirmaient ce sentiment d’abandon et de solitude navrée.

Pèlerin mouillé et crotté, je m’approchai de l’imposante porte d’entrée et basculai le lourd heurtoir de bronze figurant une tête de griffon. Le coup se répercuta dans le vide. J’empoigna de nouveau le griffon et me mis à marteler le bois de la porte avec toute la force dont j’étais encore capable. Mes efforts n’eurent pour effet que d’éveiller les aboiements furieux d’une meute de chiens cloîtrés dans un bâtiment voisin. Mais à l’intérieur du domaine, rien ne bougea. Je m’obstinai pourtant, et durant presque une demi-heure de temps je cognai ainsi à l’huis, agrippé à la porte de bois comme un naufragé à son radeau. Ce n’est qu’alors que je perçus des bruits de pas à l’intérieur. Un panneau glissa dans la porte, laissant apparaître une grille derrière laquelle grimaçait un visage, dont les traits frustes étaient ravivés par la clarté tremblotante d’une bougie.

Je fis un pas en arrière. L’homme qui m’observait de l’autre côté de la porte était d’une laideur repoussante. Le front bas, le poil dur, les yeux petits et plissés, le nez en forme de groin : tout, dans ses traits et son expression, évoquait la brutalité et la rudesse d’un vieux sanglier en alerte. Surmontant mon aversion, je l’implorai afin qu’il ouvrît la porte pour me donner asile, mais l’homme sauvage ne semblait pas doué de parole. Après avoir éructé un vague grognement, il referma avec violence le panneau de bois puis s’éloigna dans les entrailles du manoir. Je demeurai seul dehors, dans la nuit et le froid, avec pour seule compagnie les aboiements des chiens.

En explorant les alentours, je notai que la bâtisse était entourée de dépendances nombreuses, dont la plupart n’étaient pas en meilleur état que le bâtiment principal. Aussi n’eus-je aucune difficulté à me glisser à l’intérieur d’une grange, où j’improvisai un lit de fortune à l’aide de quelques brassées de paille sèche. Pour me garantir du froid, j’ôtai mes vêtements mouillés et les étendis à terre. Je fouillai dans mes affaires pour trouver de quoi me changer, mais la violence de l’orage et la chute accidentelle dans les marécages avaient eu raison de la mince toile du sac à dos. A l’intérieur, mon linge était trempé et dégageait une insupportable odeur de vase. Désappointé, je m’enfouis, entièrement nu, dans mon lit de fourrage, en prenant bien soin de ne pas laisser un atome de peau en contact avec l’extérieur. Je m’endormis ainsi, enterré dans la paille, lové sur moi-même comme un ver de terre ou un enfant qui vient de naître.

 

*

 

Un hurlement de bête me réveilla en sursaut. Aussitôt relayé par les aboiements des chiens prisonniers, ce cri ressemblait au hurlement d’un loup, mais en plus glacial, en plus désenchanté. Il y avait de la frayeur et de la plainte, dans ce cri, mais également l’écho d’une étrange jouissance. La bête qui gueulait ainsi devait souffrir intensément, tout en prenant un certain plaisir à cette souffrance. Mais les animaux, mêmes blessés, mêmes fous de douleur, n’ont pas de ces perversions. Seuls les hommes se complaisent à leur chute. Seuls les hommes ont le goût du malheur, et le chantent. Était-ce un homme qui criait ainsi ? Non, c’était impossible, car cette voix n’avait rien d’humain. C’était, à proprement parler, la voix d’un monstre. Peut-être un vampire ou une goule rôdant dans la forêt à la pleine lune, et dont les braillements d’épouvante énervaient les chiens enfermés dans le noir.

J’avais émergé de ma couche de paille, les yeux écarquillés dans l’obscurité de la grange et l’oreille aux aguets, pareil à un oisillon surpris au nid par un prédateur venu le dévorer. Immobile, tendu, j’écoutais. Le cri soudain cessa, et les chiens se calmèrent à leur tour. Le silence retomba lourdement sur le manoir, mais il ne s’agissait que d’un répit de courte durée, car bientôt la plainte lugubre reprit de plus belle, réveillant les glapissements des chiens.

Ce n’était plus le hurlement d’un loup, alors, mais le miaulement énamouré d’un chat en tourment ou en rut. On ne savait trop si ces gémissements insupportables exprimaient les pires affres de la torture ou le dernier degré de la jouissance. Les miaulements se transformèrent en vagissements de nouveau-né abandonné seul dans le noir, puis en feulement d’extase de femelle en chaleur, avant d’adopter le bourdonnement confus d’un essaim de guêpes ou la stridence de l’orfraie. Jamais ces cris n’étaient semblables, et pourtant c’était toujours le même mélange de souffrance et de joie qui s’exprimait à travers ces variations sonores. Un être unique était la cause de ces clameurs et vociférations d’enfants, de femmes, de chats, de loups, de vampires ou de goules ; un être blessé qui ne semblait pas faire partie de ce monde.

Ce n’est qu’à l’aube que la bête parût retrouver la paix. Ses gémissements s’espacèrent puis disparurent. La clarté blafarde d’un mauvais jour filtrait au travers des planches à claire-voie de la grange. Épuisé par cette longue veille, je m’apprêtais à me rendormir, lorsqu’un crépitement de sabots heurtant le dallage de la cour me fit à nouveau dresser l’oreille. Je me faufila jusqu’à la porte de la grange et jetai un coup d’œil au-dehors.

Un cheval blanc piaffait et encensait dans la grisaille du jour naissant. Une écume crénelait son museau d’une dentelle tremblotante et une vapeur s’échappait de ses flancs en sueur. Le cavalier tout de noir vêtu sauta à terre et fit glisser le capuchon qui lui enserrait la tête. Je reconnus aussitôt le visage lunaire surmonté d’une chevelure de feu entrevu près du lac. Il s’agissait du visage d’une femme, dont la pâleur extrême était relevée par l’éclat vert foncé du regard.

Je la trouvai belle, mais d’une beauté étrange et surnaturelle. On eût dit moins une femme de chair et de sang qu’une apparition surgie d’un rêve. Elle semblait sans âge, ni jeune ni vieille. Intemporelle. La blancheur de sa peau avait l’éclat du marbre, mais elle en avait également la froideur. Elle avait l’allure et la prestance d’une statue dédiée à quelque divinité antique, Artémis Séléné ou Diane chasseresse.

La mystérieuse amazone entraîna sa monture jusqu’à l’écurie, où elle la bouchonna et l’étrilla avec une dextérité et un savoir-faire qui dénotaient une longue pratique. Puis elle se dirigea vers la porte massive du manoir qui s’ouvrit sans bruit pour la laisser entrer. Grelottant de froid et abruti de fatigue, je replongeai dans mon nid de paille et m’abîmai brutalement dans un sommeil sans rêves.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="sticky_post"><p><em>Les Loups de la Pleine Lune</em>, mon roman fantastique, gothique et bit-lit, vient de sortir enfin en format numérique Amazon Kindle téléchargeable ici: <a href="http://www.amazon.fr/dp/B009L5FBSQ" target="_blank">http://www.amazon.fr/dp/B009L5FBSQ</a></p>
<p>Déjà à la 2e place des meilleures ventes fantastique terreur.</p>
<p>Découvrez l&#8217;effroyable destinée de Raoul Follerand, jeune homme qui, égaré dans la forêt et effrayé par le hurlement des loups, trouve refuge dans un manoir étrange où il est reçu par la troublante Clarimonde, baronne de Mortemare, dotée d&#8217;une éternelle jeunesse depuis qu&#8217;elle a conclu un pacte avec Hagen, loups-garou membre de la confrérie des Werevolf durant la dernière Guerre mondiale. Entre horreur, fantastique, thriller et érotisme, un sombre et fascinant récit où l&#8217;univers gothique et la bit-lit se rencontrent autour de malédictions, vampires et loups-garous.</p>
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		<title>La Grande Encyclopédie du Merveilleux</title>
		<link>http://edouardbrasey.com/encyclopedies/la-grande-encyclopedie-du-merveilleux/</link>
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		<pubDate>Wed, 10 Oct 2012 11:04:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Edouard</dc:creator>
				<category><![CDATA[Encyclopédies et traités du merveilleux]]></category>
		<category><![CDATA[La Grande Encyclopédie du Merveilleux]]></category>
		<category><![CDATA[Edouard Brasey]]></category>
		<category><![CDATA[Encyclopédie du merveilleux]]></category>
		<category><![CDATA[Fantasy]]></category>
		<category><![CDATA[Le Pré aux Clercs]]></category>
		<category><![CDATA[Sandrine Gestin]]></category>

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		<description><![CDATA[La Grande Encyclopédie du Merveilleux d&#8217;Edouard Brasey, publication le jeudi 11 octobre au Pré aux Clercs.
disponible en librairie et ici: http://www.amazon.fr/Grande-encyclop%C3%A9die-merveilleux-Edouard-Brasey/dp/2842284674/ref=sr_1_2?s=books&#38;ie=UTF8&#38;qid=1349866700&#38;sr=1-2
ou ici: http://livre.fnac.com/a4325189/Edouard-Brasey-La-grande-encyclopedie-du-merveilleux
Présentation de l&#8217;éditeur
A travers l&#8217;Histoire, les légendes, les mythologies : celtique,  gréco-romaine, germanique ou nordique, à travers les créations  littéraires ou cinématographiques, Édouard Brasey a collecté tout le  savoir des [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em><a rel="attachment wp-att-1013" href="http://edouardbrasey.com/encyclopedies/la-grande-encyclopedie-du-merveilleux/attachment/grande-encyclopedie-du-merveilleux/"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-1013" title="Grande Encyclopédie du Merveilleux" src="http://edouardbrasey.com/wp-content/uploads/Grande-Encyclopédie-du-Merveilleux-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a>La Grande Encyclopédie du Merveilleux</em> d&#8217;Edouard Brasey, publication le jeudi 11 octobre au Pré aux Clercs.</p>
<p>disponible en librairie et ici:<a href="http://www.amazon.fr/Grande-encyclop%C3%A9die-merveilleux-Edouard-Brasey/dp/2842284674/ref=sr_1_2?s=books&amp;ie=UTF8&amp;qid=1349866700&amp;sr=1-2" target="_blank"> http://www.amazon.fr/Grande-encyclop%C3%A9die-merveilleux-Edouard-Brasey/dp/2842284674/ref=sr_1_2?s=books&amp;ie=UTF8&amp;qid=1349866700&amp;sr=1-2</a></p>
<p>ou ici: <a href="http://livre.fnac.com/a4325189/Edouard-Brasey-La-grande-encyclopedie-du-merveilleux" target="_blank">http://livre.fnac.com/a4325189/Edouard-Brasey-La-grande-encyclopedie-du-merveilleux</a></p>
<h3>Présentation de l&#8217;éditeur</h3>
<div>A travers l&#8217;Histoire, les légendes, les mythologies : celtique,  gréco-romaine, germanique ou nordique, à travers les créations  littéraires ou cinématographiques, Édouard Brasey a collecté tout le  savoir des Hommes sur les peuplades féeriques, elfes, lutins, sirènes ou  nains, les bêtes terrifiantes comme les dragons, les licornes, les  griffons, les gargouilles, mais aussi les créatures de la nuit, les  loups-garous, les vampires, les trolls, les cyclopes, les géants, les  orques, les titans&#8230; Au total plus de 250 personnages, esprits ou  animaux sont ici répertoriés avec leur description, leur origine  géographique et mythologique, leurs moeurs et leur histoire.   Illustré  de centaines de gravures anciennes, de tableaux de maîtres et des  oeuvres originales de Sandrine Gestin et Alain-Marc Friez, cette Grande  Encyclopédie du merveilleux rassemble toutes les sources de la  mythologie, du folklore et de l&#8217;Histoire pour évoquer les créatures les  plus fascinantes des mondes imaginaires.</div>
<h3>Biographie de l&#8217;auteur</h3>
<p>Édouard Brasey est auteur de plus de soixante livres consacrés aux  mondes de la féérie et du merveilleux, et, notamment, de La Grande  Bible des fées, du Traité de démonologie et du Grimoire des Loups-garous  parus au Pré aux Clercs.</p>
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